Généalogie Fabretti-Delarasse / Musique / Santé

Généalogie Fabretti-Delarasse / Musique / Santé

Annibale, mio nonno Emilio - Hannibal - Frioul - Vilma - Bersagliers - Aubergenville



ANNIBALE, MIO NONNO EMILIO
Hannibal - Frioul - Vilma - Bersagliers - Aubergenville

 


Annibale, mio nonno Emilio (18 avril 1888 Nimis), est le cadet d’une fratrie de neuf enfants, trois filles et six fils : Elisa °1870,
Giuseppe °1873,  Felice °1876,  Romano °1878 +1940, Cesira °1880,  Pietro Micca °1882 +1968, Giovanni °1884, Orsola °1886 +1973.

 
"Le 20 avril 1888 à 13 h, devant moi Nicolo ATTIMIS secrétaire délégué officier de l'état civil de la commune de Nimis, Luigi FABRETTI fils de Giacomo
40 ans cordonnier domicilié à Nimis déclare qu'à 23 h le 18 de ce mois au n° 22 est né de Catterina MINI fille de Nicolo sa femme ménagère vivant avec lui
un enfant de sexe masculin qu'il me présente prénommé Annibale Emilio.
Lisent approuvent et signent Luigi FABRETTI, Luigi BEARZI... "
 
Hannibal (Annibal) "qui a la faveur de Baal" -247 (Carthage, nord-est de l'actuelle Tunis) -183 (Bithynie, Turquie), fils d'Hamilcar Barca, appartient à l'une
des plus grandes familles de l'aristocratie. Il s’est illustré pour avoir franchit les Alpes, à l'assaut de l'Empire romain, avec une armée de 50 000 hommes,
9 000 cavaliers, mercenaires africains, espagnols, gaulois, 37 éléphants de guerre, 10 000 animaux et chariots pour l'intendance, ayant minutieusement
préparé son expédition : alliances, éclaireurs, étude des distances, étapes et passages !
La Méditerranée orientale est constituée de royaumes hellénistiques, vestiges des conquêtes d'Alexandre le Grand. L'Egypte, la Syrie, l'Asie mineure
sont gouvernées par les héritiers de l'empereur grec qui les soumettent à l'influence grecque : art, littérature, style de vie, conceptions politiques, langue,
culture qui s'étend jusqu'à Carthage où Hannibal est formé par un précepteur grec.
-264        Première guerre punique opposant pendant 23 ans Rome et Carthage qui implante des comptoirs en Sicile, Sardaigne, le long des côtes d'Espagne
et d'Afrique du nord. Commerce de l’or jusqu'au golfe de Guinée, d’étain vers la Grande-Bretagne. Sur fond de défaites navales, débarquement romain
en Afrique, revanche. Finalement battue, Carthage renonce aux possessions de Sicile en 241, Sardaigne, Corse en 227.
Hamilcar négocie la paix, s'installe à Cadix, entreprend la conquète de la péninsule ibérique en remplacement des possessions perdues, s'empare
des mines d'argent... meurt dans une bataille. Désigné par l'armée, son gendre Hasdrubal constitue un état ibéro-carthaginois, fonde Carthage la Neuve
(Carthagène) en 227, traite un statu quo... est mystérieusement assassiné en 221. Hannibal, à 26 ans, prend la succession.
-218 -201 Second conflit.
Hannibal prend Sagonte, se dirige vers l'Italie en juin 218, débouche dans la plaine du Pô fin octobre après avoir franchi les Alpes. Combats acharnés :
26 000 hommes seulement parviennent en Italie du Nord et balaient les troupes romaines deux fois supérieures en nombre.
Il ne tente pas de s'emparer de Rome, ou n'y parvient pas, problème de matériel ou ravitaillement...
Il maintient son armée durant plus d’une décennie sans parvenir à imposer ses conditions.
Mais ses forces sont trop réduites pour être dispersées sur plusieurs fronts, il perd les batailles. Les carthaginois seront chassés d'Espagne en 207.
Magon, frère cadet, s'empare de Gênes et Savone, occupe pendant trois ans le nord de l'Italie.
204         Scipion l'Africain porte le combat en Afrique où, rappelé d'urgence, Hannibal subit une cuisante défaite. Les Romains lui impose de renoncer
à ses flottes de guerre et armée, le soumettent à un lourd tribut.
Hannibal abolit le monopole politique de l'oligarchie, oblige les responsables des finances publiques à rendre des comptes. Devant la fronde, il quitte
Carthage, va à la cour du roi de Syrie qu'il conseille dans son affrontement avec Rome. Antiochus l'ignore et perd. Les Romains exigent le départ
du Carthaginois qui met ses talents d'organisateur et d'urbaniste au service du roi de Bithynie. Mais Titus Quinctius Flamininus, représentant
du Sénat romain, exige qu'il le lui remette en 183. Ne pouvant s'évader, Hannibal absorbe le poison de sa bague.
Ses soldats ont couvert de plantations d’oliviers la plus grande partie d’Afrique du Nord, car il considérait le repos préjudiciable.
Ses qualités de meneur, stratège, ses sens critique, audace, courage, pugnacité, en font un chef de guerre inégalé auquel Rome adopte des éléments
de tactique militaire.
 

Frioul dérive du latin forum Iulii, nom de la cité, ancienne capitale de la région, fondée par Jules César.
Peuplée par les Vénètes dans la plaine et les Celtes Carni dans les Alpes Carniques, la région est colonisée par les Romains au IIe s av. J.-C., profondément
influencée par la culture latine grâce à Aquileia, centre fluvial majeur, quatrième ville de l’Empire avec plus de 200 000 habitants, capitale de la Venetie
et Histrie. Le développement de Cividale
(castrum - forum / marché d'où Forum Iulii) et Zuglio assure une certaine prospérité. Exposée aux incursions barbares,
elle décline
à partir du milieu du IIe s, et est rasée par Attila.

Nemas Castrum, Nimis (Nemus "bosquet sacré"), aux maisons entre vignobles et bosquets, est fortification clé de la défense romaine par sa position
stratégique sur les voies de communication reliant Cividale...

où les Lombards créent un duché ; elle devient la ville la plus importante.
796         Concile concernant la christologie, le mariage et l'observation du sabbat
955         Incursions slave et hongroise
                Le pouvoir du Patriarcat d'Aquilée s’accroit et contrôle la plus grande partie du territoire
1077        L’empereur Henri IV accorde au Patriarche Sigeard le comté du Frioul avec des prérogatives ducales pour sa fidélité au pouvoir impérial 
1420        Il est annexé à la République de Venise 
1499        Invasion turque
XVIe s     Famines, tremblements de terre, guerres, épidémies 
1516         L’Empereur d’Autriche prend le contrôle du Frioul oriental qui reste autrichien jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale
                (l'occidental reste vénitien jusqu’en 1797)

1648        Vendu par la République de Venise il devient autonome...
1866        et la région partie intégrante du Royaume d'Italie
Pendant le fascisme, le Frioul supporte un processus d’"assimilation" comprenant la modification des noms de famille et lieux pour des formes plus "italiennes",
jusqu’à la détention pour les opposants, est intégré dans l’État allemand, intéressé par un débouché sur la mer Adriatique et  la création d’un État tampon,
séparé du reste de l’Italie.

Durant l'occupation allemande, 40 à 60 000 Cosaques ayant collaboré avec les Nazis s'y réfugient car Hitler leur a promis la création d'un État Cosaque indépendant
S'étendant sur 7 846 km2, bordée par l'Autriche au nord et la Slovénie à l'est, la région se compose de quatre provinces administratives : à l'ouest Pordenone
(278 400 h) , Udine (518 852 h) au centre, Gorizia (137 800 h) à l'est et Trieste (299 830 h) au sud-est, sa capitale.

Les 1 300 000 habitants se répartissent en trois langues de la famille indo-européenne : italien (53.5 %), frioulan (43 %), slovène (4.7 %).
Jusqu’à la moitié du XXe s, le Frioul demeure une terre profondément rurale et très pauvre, d'où une émigration continue vers les États-Unis, Canada,
Amérique du Sud, France, Benelux, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse, Royaume-Uni, Roumanie, Afrique du Sud et Australie. Son développement débute
dans les années 1960 : meuble, industries sidérurgique et alimentaire, réseau de distribution commerciale, industrie lourde, électro-ménager Zanussi-Electrolux
à Pordenone (où a travaillé Emilio), tourisme (stations balnéairess de Grado et Lignano, sites majeurs de l’Adriatique, centres historiques d’Udine, Pordenone,
Gorizia, Aquileia, Palmanova, Cividale, San Daniele, Gemona..., tourisme vert, villages alpins), agriculture, élevage, pêche et artisanat (bois et métaux, coutellerie,
bijouterie, mosaïques, céramiques...)

italia06
frioul-map


6 Maggio 1976 il terremoto in Friuli

 

"Mandi équivaut à salut (ciao). La signification se perd dans la nuit des temps : "dans les mains de Dieu", peut-être d'origine préchrétienne
"dans les mains des dieux". En langue latine : "la main de Dieu te protège", "longue vie", "vas dans les mains de Dieu", "que tu restes longtemps (sur cette terre)"...

 
Nonno Emilio épouse en premières noces Caterina TREPPO qui lui donne :
- Mon parrain Guido Giovanni (13 septembre 1912 Nimis-11 novembre 1962 Chartres), comme l’oncle d’Amérique Giovanni TREPPO
de Floriston en Californie
 
Acte de naissance avec Annibale comme prénom du père
 
- Bruno (4 février 1914 Nimis) né sous une bien sombre étoile
 
"Le 7 février 1914 à 9h20, devant moi Giovanni TULLIO employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis,
Emilio Annibale FABRETTI fils de Luigi 25 ans ouvrier agricole domicilié à Nimis déclare qu'à 7 h le 4 de ce mois au n° 105 est né de Catterina TREPPO
fille de Pietro sa femme ménagère vivant avec lui un enfant de sexe masculin qu'il me présente prénommé Bruno.
J'ai lu le présent acte devant les intervenants qui ont avec moi soussigné Giovanni COMELLI fils de Pietro..."
 
- et Vilma Caterina (16 août 1915)
 

Caterina Venerio - Guido - VilmaGuido - Caterina Venerio - Vilma

 

Le 20 août 1915 à 11 h, devant moi Giovanni TULLIO employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis,
Maria VIZZUTTI 50 ans sage-femme domiciliée à Nimis déclare qu'à 4 h le 16 de ce mois au n°105 est né de Caterina TREPPO fille de Pietro
femme de Emilio FABRETTI fils de Luigi paysanne vivant avec lui, un enfant de sexe féminin prénommée Vilma Caterina.
La déclarante dénonce la naissance ci-dessus pour avoir assister et prêté l'aide de son art dans l'accouchement de Caterina TREPPO à la place
du mari absent de la commune pour raison de travail.
J'ai lu le présent acte devant les intervenants qui ont avec moi soussigné Maria VIZZUTTI..."
 
Décédée avant novembre 1916. Luigi, l’arrière grand-père, voudra que Wilma porte ce prénom en mémoire.
 
1917, Emilio est à la guerre, la “grippe espagnole” frappe, emportant Caterina. Luigi la suit dans les mêmes jours, le 30 janvier.
Le village, commotionné, les enterre en un unique service religieux.

 
Que sait-on de Luigi, mio bisnonno ?
 
- "Le membre le plus ancien est Luigi Fabretti (cordonnier) venu du Veneto en 1875 (?) pour retrouver un cousin (?) boucher et travailler avec lui
quelque temps,
puis va dans le Frioul (Nimis) où il se marie et constitue une nouvelle génération de la famille Fabretti." (Fabio Fabricio Fabretti)
- "Notre bisnonno Luigi a travaillé en Autriche, d'où il peut avoir rapporté le briquet. Y sont allés aussi quelques uns de ses fils, dans ces temps
beaucoup d'hommes
allaient travailler là-bas. Même mon nonno Pietro Micca a travaillé dans ce pays." (Sonia)
 
Tante Orsola perd Bruno dans la gare d’Udine.
 
Mon grand-père était dans les Bersaglieri (Bersagliers " tirailleurs") (comme Mussolini).
 
Bersaglieri : corps de l'armée italienne créé par le général Alessandro La Marmora en 1836. Cette unité d'infanterie, d’une grande mobilité, se caractérise
par le port d'un chapeau à larges bords (uniforme de parade), décoré de plumes de coq de bruyère, appliquées même sur les casques de combat.
Ces soldats formés à la résistance physique et à l’excellence, comme les chasseurs à pied de l'armée française, avaient un esprit d'initiative afin de fonctionner
en tant qu’unités indépendantes et autonomes. Leur premier uniforme était noir avec un chapeau à bords, vaira, pour protéger la tête des coups de sabre.
Leur première apparition fut à l'occasion d'un défilé militaire, le 1er juillet 1836, à Turin (130 pas/mn). Le roi Charles-Albert de Sardaigne, impressionné,
les intègre immédiatement en tant qu’armée Sarde dans l'armée régulière piémontaise. Tout au long du XIXe  s, les Bersaglieri remplissent le rôle de tirailleurs
et troupes de choc de montagne.
- 8 avril 1848     Bataille du pont de Goito au début de la première guerre d'indépendance italienne
- avril 1849        Ils pénètrent à Gênes, saccageant la ville, terrorisant la population par des exécutions sommaires, viols et violences.
- 1856                Un corps est envoyé en Crimée pour aider la France et la G.B. Après l’unification de l’Italie, ils sont employés contre les brigands du sud.
- 20 sep 1870     Prise de Rome
- 1910                 Chaque régiment est renforcé d'un bataillon d'infanterie cycliste, supprimé en mars 1919.
Ils combattent sur tous les fronts pendant la Seconde Guerre Mondiale, et ont servi dans le cadre du maintien de la paix dans la Force multinationale au Liban,
en ex-Yougoslavie et en Somalie (guerres civiles), et lors de l'Opération Liberté pour l'Irak.
Les traditions sont encore respectées : flammes au col rouge pourpre, fez rouge, plumes vaira et uniforme de parade, gants noirs, contrairement
aux autres régiments italiens (gants blancs) , fanfare (fanfara), parades. Les Bersaglieri constituent le symbole de l’élite militaire italienne.
* 1er Rgt Bersaglieri Brigade Garibaldi Cosenza Calabre
* 3e  Rgt Bersaglieri Brigade Sassari   Teulada  Sardaigne
* 6e  Rgt Bersaglieri Brigade Aoste     Trapani   Sicile
* 7e  Rgt Bersaglieri Brigade Pinerolo   Bari        Pouilles
* 8e  Rgt Bersaglieri Brigade Garibaldi Caserta  Campanie
* 11e Rgt Bersaglieri Brigade Ariete     Orcenico Superiore Frioul-Vénétie Julienne

 

Bersaglier
Emilio1


Le Royaume de Sardaigne, dirigé par la Maison de Savoie, est le précurseur du royaume d'Italie, de l'Italie unifiée actuelle. Royaume de Piémont-Sardaigne,
pour identifier les deux parties séparées du royaume et parce que la capitale en était Turin.
Le Regnum Sardiniae et Corsicae est créé en 1297 par le pape Boniface VIII
Les rois d'Aragon cessent de prétendre à la Corse en 1479. La Sardaigne passe dans la monarchie espagnole au XVIe siècle, puis dans les possessions
des Habsbourgs de Vienne, qui l'échangent en 1718 contre la Sicile avec le duc de Savoie.
1792   Le duché de Savoie est incorporé à la République française "département Mont-Blanc"
1793   Le comté de Nice est incorporé "Alpes-Maritimes", et la principauté de Monaco
1798   La République piémontaise est constituée à Turin
1802   Le Piémont est annexé à la France
1814    La maison de Savoie est rétablie dans ses droits
1815    Gênes et la Ligurie sont annexées au royaume
1860   Unification du royaume d'Italie par l'intégration de Milan, Modène, Parme, la Toscane, Naples et la Sicile, l'Ombrie et les Marches. Seuls le Latium
avec Rome, sous la souveraineté du Pape et la protection des troupes françaises ainsi que la Vénétie sous domination autrichienne, ne rejoignent pas le royaume
Royaume d'Italie le 17 mars 1861
1866    l'Autriche donne par le traité de Vienne, la Vénétie à la France qui la rétrocède à l'Italie
1870    départ des troupes françaises et conquête des États pontificaux par l'Italie, après la prise de Rome qui devient capitale du royaume d'Italie
Les deux guerres mondiales donnent à l'Italie le Trentin, l'Istrie et Trieste
 
Remariage avec Caterina VENERIO : 2 enfants
 
"Le 19 juillet 1919 à 15h, devant moi Giovanni TULLIO employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis,
Annibale FABRETTI fils de Luigi, 30 ans, mineur, domicilié à Nimis, déclare qu’à 16h le 16 de ce mois au numéro 105 à Nimis est né de  Caterina VENERIO
fille de Girolamo, sa femme contadina vivant avec lui, un bébé de sexe masculin qu’il me présente prénomé Luigi"
 
Fils de Pietro et Maddalena MICOSSI, Umberto, 36 ans (12 juin 1884 Tarcento ou Sedilis), marié à l’église et père de quatre enfants,
arrive à New-York
le 19 décembre 1920 via Gênes pour une durée indéterminée, rejoindre son frère Giovanni habitant bx65 Floriston
Sierra-Nevada Californie, avec la fiancée
de ce dernier Maria Fant 20 ans. Les billets sont payés par Giovanni (qui mourra dans une grève).
Ils ont 25$ en poche.
Ce sont les frères de Caterina.

 
Emilio Fabretti, de Nimis Udine, 32 ans, maçon, sachant lire et écrire, marié, arrive à New-York le 22/03/1921 via Gênes sur le Giuseppe Verdi après une traversée de 14 jours (et 520 km Nimis-Gênes), pour aller 5 ans chez son beau-frère Giovanni Treppo à Bx65 Floriston Sierra-Nevada Californie, sans un dollar en poche, à 5800 km de New-York.
Il a fait ce voyage en compagnie d’Antonio Micossi, 23 ans, marié, qui allait aussi chez son ami Giovanni et de Giuseppina Ceschia, 28 ans, célibataire, rejoignant son fiancé Francesco Micosi, 27 Water Street Santa-Cruz Californie, pour une durée indéterminée.
Tous les trois ont payé leur traversée.
 
Au verso de la carte :
FABRETTI Emilio
Authentification de la signature apposée ci-dessus
Le Maire
 

Il n’est vraisemblablement pas allé à Floriston, son nom étant barré sur le manifeste, mais revenu pour la déclaration.

Le 18 décembre 1921 à 10h30, devant moi Luciano NIMIS employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis,
Emilio FABRETTI fils de Luigi, 33 ans, ouvrier, domicilié à Nimis, déclare qu’à 16h le 14 de ce mois au numéro 253 Faubourg Valle à Nimis est né
de Caterina VENERIO fille de Girolamo, sa femme vivant avec lui, un bébé de sexe masculin qu’il me présente prénommé Augusto
 

"... a line through a name means the passager didn't board that day" : la réponse d'Ellis Island relance "l'affaire Floriston" : Emilio n'était pas sur le bateau ! Antonio Micossi non plus, laissant Giuseppina Ceschia seule affronter le Nouveau Monde...

Ils allaient tous deux chez Giovanni, "enregistrés". La cause ne viendrait donc pas du Frioul mais de Giovanni ? Il a été tué dans une grève : est-ce à cette date ?

 

Mon nonno n'est pas allé en Amérique.
Trois hypothèses : il a pris son billet...
- mais pas le bateau à Gênes.
- débarqué dans un port (Naples, télégramme ?). Peu vraisemblable
- ou fait l’aller-retour New-York. Il n'y était pas.

Mais il était à Nimis pour la déclaration de naissance.

 

Vérifications faites, la traversée (7 000 km) n'était pas de 12-14 jours mais 23 : http://www.ciseionline.it (1906 Gênes–New York
7 000 km 23 jours) et Ellis Island http://www.ellisisland.org/ (Giuseppe Verdi, 1921, même vitesse). Aujourd'hui, un cargo
deux fois plus rapide met 13 jours de Marseille.
 
Annibale a traversé les Alpes... mais pas la Californie. Il faut se faire une raison, pas de "grand-père d'Amérique"
 
Si ! Au hasard des recherches (Cesira, soeur d'Emilio), et de sites comme http://www.ciseionline.it , http://cemla.com/
LE SCOOP :

FABRETTI Anibale 39 ans marié italien d'Udine tailleur de pierre 21/09/1927 bateau America parti de Gênes 11 000 km, 33 jours
de traversée !
 
Espoir... et larmes, une page d'histoire à lire, article "Argentine"...

 

Début des années 30, 31, 32 ?

"ton papa est parti pour la France avec son frère et leur maman en 1931 ou 32" (zia Elida)

Emilio et Caterina VENERIO (2 octobre 1892 Nimis-3 juillet 1938 Aubergenville) ma grand-mère, leurs enfants Luigi Girolamo
(16 juillet 1919 Nimis-13 novembre 1994 Élisabethville),
Augusto Pietro mon père (14 décembre 1921 Nimis-11 août 1985 Élisabethville),
décident de venir en France, passent à Turin mais Bruno refuse de les suivre et quitter la ville,
ses amis et parents “adoptifs”.
 

Luigi-Caterina-AugustoLuigi                         Caterina                          Augusto


Aubergenville “village au coin du bois”. IVe siècle avant Jésus-Christ. Vignes. Église des XIe-XIIIe siècles.
La terre d'Aubergenville, appartenant autrefois aux Comtes de Meulan, devient seigneurie autonome au XIe siècle, et après moulte transmissions,
est adjugée en 1366 au Chapitre de l'Église Notre-Dame de Paris.

L’Acosta :
1236  des actes mentionnent le Fief des Vignes, du nom du premier seigneur Jean des Vignes
1661   Mme de Mannevillette fait construire le château en pierres des carrières de Flins
1670   plantation de 400 essences d'arbres
1711    la comtesse de Clermont et Tonnerre devient propriétaire
1758   achat par Joseph-Emmanuel Telle d’Acosta, d’où son nom
1775   le Fief des Vignes deviendra "Fief d'Acosta"
1790   le domaine entre dans la famille de Castellane.
Élu de la noblesse aux États-généraux de 1789, député à la Constituante, le marquis Boniface-Louis André se joint à l'assemblée du Tiers-État,
participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme par une motion sur la liberté d'opinion, article X.
Il offrira asile à Madame de Staël, exilée de la capitale sur ordre de Napoléon. Elle y achèvera "Corine ou l'Italie".

Fief de La Garenne :
Objets de silex, présence humaine entre 25 000 et 80 000 ans, fin IIIe millénaire avant notre ère premières structures sociales, "temples ossuaires"
appelés "allées couvertes" comme en témoigne l'allée de la Justice, civilisation celte, druides... 
Pièces au musée archéologique de Saint-Germain-en-Laye.         


Dolmen


885     Roll, Viking, combat et met en déroute les troupes du Roi de France qui se réfugient à Meulan. Ville assiégée, habitants passés au fil de l’épée.
Rendez-vous de chasse préféré de Louis VI le Gros, et Henri IV avant le siège de Paris. Louis XIV pêche au "Giboin", tout jeune avec son précepteur. Charles X.
Propriétaires du domaine :
1175    Chevalier Hugo de La Garenne
1210    Amaury de Blaru, Haïou de la Garenne
1225    Mathieu et Arnould de la Garenne
1525    N. de Foucheret
1544    N. de Foucheret
Anne de Foucheret épousant Jean Coynard vers 1559, le domaine reste dans la famille jusqu’en 1755. Manoir La Garenne, grand corps de logis, bergerie,
vacherie, cour ornée aux coins de tourelles, deux pavillons, l’un avec chapelle dédiée à Sainte-Anne, bois, terres labourables, 132 arpents. 
Étienne Coynard, décédé en 1722, inhumé dans le chœur de l’église d’Aubergenville, ses trois enfants vendent la Garenne 79 000 livres à Jean-Étienne Bourgnières, écuyer, en 1747. Mais saisi, le domaine est cédé 83 000 livres à Jean-Antoine Randon d’Hanneucourt, secrétaire du cabinet de la chambre du Roi, en 1766. 
Il transforme le manoir et dépendances en château, aménage le bois par des plantations nouvelles, trace allées et carrefours, fait de nombreuses acquisitions
de parcelles qui viennent agrandir le domaine.. 
Son fils en dote sa fille Élise-Aimée-Alexandrine lorsqu’elle épouse Jules Gros, marquis de Besplat, maire d’Aubergenville en 1848 et 70.
Après le décès de leurs parents leurs filles vendent la propriété, en juillet 1878, à M. Paul Bertin, agent de change honoraire, qui l'embellit en 1766
en ajoutant une chapelle, édifiant communs, maison du garde, bergerie, chenil (grand chasseur il avait une meute de 110 chiens), parc à la française,
parterres fleuris, serres, pièces d'eau, potager, donnant au château sa très belle allure.
Distillerie, 1896 où l'on traite les betteraves de la ferme, dont les résidus alimentent les bovins, joli presbytère.
Admiré des spécialistes, malheureusement démoli pour les pavillons des cadres de la Régie Renault, mon père et moi y sommes allés à l’école.
J’ai une assiette du service de table.
Très estimé, maire d’Aubergenville de 1884 à 1908, 24 ans, il ne se représente pas et se retire dans son autre château de l’Eure.
La Garenne, 396 hectares, retient l'attention de représentants de sociétés de Paris, cherchant à créer une "cité jardin" : peu éloignée de la capitale,
proche de la Seine, de la ligne Paris-Mantes-Évreux, voisine de la grande route Paris-Mantes, route "de Quarante sous".
André Bertin, dernier fils survivant, vend le domaine en 1921 à la Société Anonyme de Gestion qui allait fonder Élisabethville, nom de la reine Élisabeth,
épouse du roi Albert Ier de Belgique, qui accepte de la parrainer. Pourquoi ? La Société, primitivement La Prévoyance Mutuelle Française, acquéreur
du domaine de La Garenne, avait à sa tête "un homme énergique et entreprenant qui, durant près de seize ans, donna une impulsion extraordinaire
au développement et à l'organisation de la petite ville dont il avait lui-même conçu le très remarquable plan", M. Edmond Ramoisy ayant fondé en 1904
La Belgique Prévoyante.
1922-23      plan de la ville, "la Garenne d'Aubergenville", site de villégiature, boulevards et avenues arborées, villas de plaisance et pavillons de style
Le renom de cette première "cité jardin", franchit rapidement les murs de la capitale. Nombreux sont les Parisiens qui viennent chaque semaine y respirer
un bon air, profiter de "La Plage de Paris", l'hôtel-restaurant "L'Ermitage", terrasse, salons de danse... 
1922           magnifique golf de 18 trous, compétitions telle la Coupe du Figaro. Mon père y était caddy, courant récupérer les balles, en "bermuda" de toile à sac.
Il pouvait "s’offrir", grâce aux pourboires, un éclair le week-end !
1923           10 villas-types sont construites. Premiers habitants M. & Mme Fauvel. Construction de l'Hostellerie du Giboin
1925           d’abord confié à l’entreprise Grossé-Casset, le chantier est poursuivi par M. Simeoni père qui fait venir d’Italie de nombreux ouvriers,
dont mon grand-père. La plupart se fixent définitivement à Aubergenville, avec leur famille
1926           Parc public avec kiosque à musique en béton "végétal", pouvant contenir une centaine de musiciens
1926-1927  Larges boulevards rayonnant autour de la place de l'Étoile, statue en béton de Carlo Sarrabezolles, 1927, monument à l'amitié franco-belge.
Aux noms de personnalités belges, ils seront rebaptisés : Camille Dugas / de Mantes, Charles Goffaux / Victor-Hugo, Julien Varendon / Pasteur,
boulevard du Château / Jacques Bertin en l’honneur d'un fils lieutenant tué en 1914, Frédéric Chatelus / de la Plage, Joseph-Rémy / du Commerce,
Alphonse Pire / de la République, cours Franco-Belge / avenue du Maréchal-Foch.
Les avenues circulaires ont gardé leurs noms : de Liège, de la Marne, de l’Yser, de Dixmude. L'avenue du Maréchal-Foch n’était qu’un chemin de terre
allant d’Épône aux Mureaux, traversant la zone actuelle de la Régie Renault. 
1927           150 villas habitées, "Plage de Paris", piscine, hôtel de l'Hermitage, casino-théâtre inauguré le 31 juillet, puis cinéma, Parti Communiste,
lieu de culte protestant.
11 avril        une dizaine de propriétaires, réunis à l’Hostellerie du Giboin, crée un comité des fêtes : 23 mai inauguration du parc,
17 juillet     retraite aux flambeaux, 18 course cycliste et concours de musique sous la présidence de l'Ambassadeur de Belgique, et du sous-secrétaire d’État
à l’Aéronautique de France ; participation de nombreux notables.
                   Projet d’une voie “royale” Aubergenville-Élisabethville - pont reliant Juziers au boulevard de Paris, traversant la ligne de chemin de fer
pour aboutir à la route de Quarante-Sous, abandonné en 1929
                   Pour les jeunes ménages ayant des enfants, se pose le problème de l’enseignement. Mme Fauvel leur donne des leçons, mais grandissant,
obligés de traverser le passage à niveau et la route nationale pour aller à Aubergenville, une école provisoire est aménagée dans une villa de l’avenue de la Marne,
et, à la rentrée d’octobre 1927, Mlle Kreppeurt, institutrice, enseigne, en attente d'un groupe scolaire.
1927-1928  grâce au terrain offert par le Président de La Prévoyance Mutuelle Française et la vaste souscription Franco-Belge parrainée par la Reine Élisabeth,
sous l'égide d'éminents cardinal archevêque évêque ministre ambassadeur députés académiciens, le 18 septembre 1927 voit la pose de la première pierre
de l’Église Sainte-Thérèse, Plans et direction des travaux confiés à M. Paul Tournon, architecte, 1er prix de Rome, professeur à l’école des Beaux-Arts.
"Première église au monde construite en béton armé avec sculpture à fresque dans le béton en prise". Nef, 30 m de long, 15 m de large, 20 m de haut,
bas-côtés spacieux, c
locher à cinq cloches, sommet de la croix, 45 m.
1er juillet 1928  le monument est terminé, livré au culte après bénédiction par l'évêque de Versailles.
Les vitraux représentent l’Enfant Jésus tendant les bras sous la protection maternelle de la Sainte-Vierge.
Les sculptures sont de M. Carlo Sarrabezolles, 1er prix de Rome : au-dessus de l’entrée statue du cardinal Mercier, au-dessus du porche
armes de France et de Belgique gardées par Jeanne d’Arc et Saint-Michel, plus haut Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, bras ouverts en geste d’accueil,
le grand Christ à l'intérieur et une vingtaine d’anges portant écussons de cités belges et françaises.
1933         Fresques du baptistère, signées Élisabeth Branly, son épouse : vertus théologales Foi, Espérance, Charité, Justice, Force, Sobriété,
Vigilance et Prudence.
De chaque côté du chœur, sur les piliers, bas-relief en terre cuite, Sainte-Élisabeth de Portugal, œuvre de A. Bizette, jeune prix de Rome.
Plus près de nous :
1937       piscine
Durant la dernière guerre, le château sert de lieu de convalescence pour nos soldats, puis place à d'autres pour quatre années…
1951-52  Ensemble de 14 petits immeubles sur pilotis éparpillés au sein d'espaces naturels conçus pour intégrer l'automobile,
dessiné par Bernard Zehrfuss pour les personnel, cadres et maîtrise de l'usine Renault de Flins dont il est l'auteur, et...
1955       destruction du château de la Garenne pour les villas des ingénieurs
1960       Élisabethville, cité-jardin, propriété privée, les gendarmes n’avaient pas le droit d’y dresser de PV, est rattachée à Aubergenville
1965       destruction du château d'Acosta pour la Mairie
1977       inscription de l'église à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, suite à l'urgence d'importants travaux de restauration.
L'évêché de Versailles ne souhaitant pas en assumer la charge, la cède à la commune en 1983 pour un franc symbolique et l'engagement
de mettre tout en œuvre pour sa restauration. L'église est sauvée.
Une parcelle du bord de Seine appartenant autrefois à la commune de Juziers, sera rattachée à Aubergenville.
Vieux ponton d'où l'on embarquait jadis sur le bac, en direction de Juziers.
"Le Giboin", bras mort de la Seine, plan d'eau dormante, et ses petites cabanes de pêcheurs.
Domaine Régional du Bout du Monde, 114 hectares, créé en 2004 sur le territoire des communes d'Aubergenville, Épône et Gargenville,
géré par l'Agence des Espaces Verts de la Région d'Île-de-France. Zones humides, terres agricoles...
Biotope du Bout du Monde, 48 ha.

Glossaire :
- Ecole Reine Astrid         d'origine suédoise, épouse du Roi Léopold III fils d'Albert Ier, très aimée de son peuple, morte d'un accident de la route en 1935.
- Résidence du Bois Bodin ensemble d'immeubles entre RD 113 et route de 40 sous, bâtie suite à l'incendie qui ravagea en 1978 le château de La Minaudière.
- Bourg                             du bas-latin burgus, en allemand burg (château-fort), gros village ou agglomération rurale, tenue de marchés.
- Bourgade                        petit bourg aux maisons disséminées.
- 1832 choléra                  Aubergenville 82 morts sur 200, 1/5e de la commune. Le choléra asiatique, maladie épidémique endémique d'Inde,
pénétration dans l'intestin du bacille de Koch, se transmet par absorption d'eau souillée : déjections, lavage du linge des malades, contact direct,
mauvaises conditions d'hygiène.
- Fief                                terre ou domaine concédé par un seigneur à son vassal, à charge de certains services.
- Gatée                             terre déserte, inculte, en friches, marécageuses, stérile
- Huguenots                      protestants français issus de la Réforme au XVIe siècle
- Masure                           du bas-latin mansura,demeure, petite habitation misérable, vétuste et délabrée,
- Route de 40 sous            Les ouvriers employés à la construction étaient payés 40 sous par jour, ou péage de même somme pour l'emprunter
 

Château d\\\'Acosta 1

Château de la Garenne
Les Communs du Château

La Ferme de la Garenne
Plage

Casino
Eglise - façade
Kiosque

 

La vie n’est pas facile. D’après les rares souvenirs dont mon père “se libérait”, la famille survit en mangeant des chats et oiseaux
sous le regard de la pie apprivoisée qui disait “va couper du bois”. Emilio, maçon-cimentier, toujours parti, était méchant...

 
Mio nonno meurt en 1935 des poumons.
 
"Le 15 mars 1935 à 10h est décédé à son domicile à Aubergenville Emile FABRETTI, cimentier né à Nimis (Italie) le 18 avril 1887 (?) fils de Louis FABRETTI
décédé et de Caterina MINI domiciliée à Nimis (Italie), veuf en premières noces de Caterina TREPPO, époux en secondes noces de Caterina VENERIO
domiciliée en cette commune. Dressé le 15 mars 1935, 18h, sur la déclaration de Guido FABRETTI, 23 ans, cimentier, fils du défunt, domicilié en cette commune
qui lecture faite a signé avec nous Henri CABIT Maire d’Aubergenville."
 
Catherine reste seule à élever ses fils. Elle garde des enfants, fait peut-être du ménage et repassage.

 

- les dates de zia Elida, pour Pietro, Emilio et Giovanni sont "décalées" d'un an. C'est si loin. Je pense qu'il en est de même
pour mon grand-père, qu'il est venu en 1930, date corroborée par Luciano et ce que l'on m'a toujours dit : mon père avait 8 ans.

 

- A t-il été appelé par son neveu Giovanni Antonio, fils aîné de Giuseppe, de la "dynastie" des postini, arrivé le 24 avril 1929, on ne sait pas...

 
"Elle (Elida) a de beaux souvenirs de ta mémé, de ton père, et de tes oncles ; de ton nonno elle ne se rappelle pas beaucoup parce que probablement il était au loin
à travailler. Après l'école elle allait jouer à la maison de ta mémé avec ses cousins, et pense que le souvenir qu'a ton papa du fromage "parmisan" soit un souvenir
de ces jeux. Elle jouait en effet à la maman préparant le déjeuner pour ses fils (ses cousins) et probablement mettait le fromage dans le plat." (Sonia)
(Rinaldo)... "mon père allait toujours voir sa sœur, moi aussi je me souviens d'elle, elle est venue quelques fois à Fumay.
Quant à tante Caterina, ta grand-mère, elle est venue au Clos-Roland ; je me rappelle très bien, j'étais au lit avec une rougeole, elle m'a pris par le bras,
tiré
par les pieds et dit combien j'étais grand. Elle est venue encore une autre fois, et mon père est allé la voir plus d'une fois aussi. Un train en manœuvre
a pris en plein tante Caterina alors qu'elle traversait le chemin de fer avec un enfant qu'elle a pu sauver en l'écartant. Mon père, averti tout de suite
est parti à Aubergenville une semaine pour l'enterrement et aider les deux fils."

(Rinaldo) "J'étais très jeune, mais j'ai senti diverses fois qu'on ne disait pas beaucoup de bien d'Emilio Fabretti pour je ne sais quel motif.
Ton oncle Luigi connaissait Caterina Fabretti qui habitait à Nimis, ma tante, la soeur de ma maman ; il connaissait bien ta famille. Il disait que ta mémé Caterina
était une personne très bonne" (Sonia 10/04/2008)

(Elida) "Je me rappelle lorsque l'oncle Emilio, ton grand-père, et sa femme Caterina Venerio ta grand-mère, sont partis en France avec leurs deux enfants Luigi
et Augusto. Quand ils habitaient encore à Nimis j'allais souvent chez eux. La tante Caterina était ma marraine et de France m'envoyait toujours des vêtements."

"Ton grand-père avec Caterina Treppo a eu deux fils : Guido et Bruno le dernier, qui a grandi à Turin dans la famille d'un officier de l'armée italienne qui l'avait
trouvé à la gare d'Udine, perdu dans l'affolement des gens qui avaient peur de l'armée autrichienne envahissant le Frioul par la route de Caporetto pendant
la 1ère guerre mondiale. Le petit Bruno vivait avec la tante Orsola de Feletto, parce que ton grand-père Emilio était en guerre, et elle cherchait à s'éloigner
le plus possible du Frioul en partant avec ses êtres chers."



07/01/2008