Noël - Sapin - Rois Mages - Jésus - Marie - Calendrier
NOËL - SAPIN - ROIS MAGES - JÉSUS - MARIE - CALENDRIER
Après la chaleur des fêtes en famille, repas, cadeaux, revient le froid de quelques mises au point :
NOËL
25 décembre institué en l'an 354 par le Pape Liberius, pour contrer les Saturnales, fêtes païennes, 7 jours du 17 au 24 décembre d'ivresse, festins, cadeaux, figurines aux enfants, sans distinctions sociales, pin, chêne vert, houx, gui, lierre dans les maisons... À partir de 274,
les Saturnales sont prolongées au par le "Dies Natalis Solis Invicti" jour de naissance de Sol Invictus, le retour du Soleil,
le rallongement du jour.
Les jours ne cessent de réduire jusqu'au 21 décembre, solstice d'hiver, Solsticium "arrêt du Soleil", et...
le 25 décembre, renouveau, renaissance, retour de la lumière, la vie (re)nait, forte de cette symbolique...
PÈRE NOËL
Mithriacisme...
coutumes païennes des cadeaux aux enfants perpétuées aux Saturnales romaines...
mythes celtiques de Gargan bon géant qui allait par les chemins avec une grande hotte de cadeaux sur le dos...
Odin, premier dieu des Vikings, qui passait dans les maisons vêtu d’une grande cape, distribuer des cadeaux aux seuls enfants sages...
Julenisser, lutin à longue barbe blanche vêtu d’une fourrure rouge...
L’Église leur substitue Saint-Nicolas, fêté le 6 décembre, qui avait ressuscité trois enfants tués hachés par un boucher.
Protecteur des enfants, à grande barbe, crosse d’évêque, mitre, grand vêtement à capuche, il va de maison en maison offrir des cadeaux
aux enfants sages, secondé au XVIe siècle par le Père Fouettard qui punit les enfants désobéissants (certaines traditions disent
qu'il serait en fait le boucher de la légende). En France, au XIIe s, Noël était le vieux qui présidait ce cortège.
Les protestants luthériens remplacent Saint-Nicolas par l’enfant Jésus, fêté le 25 décembre.
Sinterklaas néerlandais repris début XIXe s par la bourgeoisie new-yorkaise.
1823, un poème anonyme "An Account of a Visit of St Nicholas" énumère tous les éléments connus aujourd'hui : 25 décembre,
traîneau volant tirés par huit rennes Tornade, Danseur, Furie, Fringant, Comète, Cupidon, Tonnerre, Éclair (Rudolph 1939), cheminée.
Son apparence apparaît la première fois en 1863 dans une caricature de Thomas Nast, immigré d'Allemagne : joyeux vieillard dodu
à barbe blanche de 153 à 193 ans, pipe, pantalon bouffant, ceinturon noir, vareuse bordée de fourrure blanche, bonnet rouge,
hotte remplie de jouets, Pôle Nord...
image récupérée par une campagne de promotion Coca-Cola en 1931.
SAPIN
Fin du Moyen Âge, pays de culture germanique, arbre érigé au centre des villes ou villages.
Le sapin remonte à 1521 à Salestat en Alsace, par les protestants pour se distinguer des crèches catholiques
En France, 1er sapin en 1738 à Versailles, 1837 à Paris, 1960 dans toutes les maisons d'Occident.
Il symbolise l'arbre de Vie du Paradis. Les chrétiens accrochaient des pommes aux branches, plus tard des boules de Noël.
Les archives de Fribourg-en-Brisgau évoquent en 1419, 1ère mention retrouvée, un sapin décoré de pommes, gaufrettes, pain d'épices
et guirlandes installé à l'initiative des garçons-boulangers à l'hôpital du Saint-Esprit, porté dans une procession musicale à Noël, précédé
de la bannière de la guilde et d'un énorme craquelin, secoué pour que les pauvres puissent ramasser les gâteaux et fruits qui le décorent.
À Riga, Lettonie, à l'initiative d'une guilde de commerçants étrangers, un sapin a été dressé devant l'hôtel de Ville pour le solstice d'hiver 1510. Décoré par les enfants avec de la laine, de la paille et des pommes, il est brûlé pendant le Carême. Comme à Tallinn en 1514,
Brême en 1570, sapin orné de pommes, noix, bretzels et fleurs en papier, dressé et décoré dans la salle de la Herrenstübe jusqu'à la fête
de l'Épiphanie, où l'on consomme une galette contenant une fève désignant le roi de la fête. Les enfants des magistrats,
conseillers et employés, secouent l'arbre de Noël et le dépouillent des décorations et gourmandises.
Les corporations des XVe et XVIe s jouent un rôle important dans la présentation de l'arbre de Noël, mais il n'est pas dédié
à un usage domestique.
1521, édit municipal autorisant les habitants à couper de petits sapins pour Noël, 1531, conifères vendus sur les marchés
à des particuliers pour chez eux.
Source strasbourgeoise de 1605, les habitants installent chez eux des sapins décorés de roses en papier, pommes, gaufrettes plates, bonbons dorés, figurines en sucre.
Turckheim 1611, première mention d'un "arbre de Noël".
XVIIIe s, L'arbre consiste en une grande branche de pin ornée de bougies scintillantes, boules colorées, au milieu desquelles trône
une figure d'ange, tradition réservée aux classes aisées ; il faut attendre le XIXe pour qu'elle se diffuse et devienne le symbole de Noël.
Introduit en Angleterre par Sophie Charlotte de Mecklembourg-Strelitz, reine de Grande-Bretagne et d'Irlande en tant qu'épouse
du roi George III, qui en a décoré un pour la fête de Noël des enfants de Windsor en 1800...
A la cour de Vienne par la Princesse Henriette de Nassau-Weilbourg en 1816...
A Paris par la Princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin en 1837.
ROIS MAGES
L'Épiphanie, dans l’évangile de Matthieu, évoque l’histoire des Mages venus d’Orient, guidés par une étoile brillante jusqu’à l’étable
où Marie venait de donner naissance à Jésus, "sur l'endroit où se trouvait l'enfant" et "en entrant dans la maison, ils ont vu l'enfant
avec Marie, sa mère" (Évangile selon Matthieu 1:24).
Les Mages s'arrêtent au palais d'Hérode qui leur demande où se trouve le nouveau-né.
Le Nouveau Testament ne pas fait mention du prénom des prénoms, du nombre. "Ils entrèrent dans la maison, virent l’enfant
avec Marie sa mère, et, tombant à ses pieds, se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents :
or, encens et myrrhe" (Matthieu).
Les Rois Mages n’étaient ni trois ni rois. Les siècles et les écrits ont façonné leur légende : deux, douze... Originaires de Perse,
ils en auraient fondé l’Église au retour de Bethléem.
Marco Polo raconte avoir vu leurs tombes à Saba, en Perse. "Leurs corps sont toujours entiers, avec leurs cheveux et barbe".
Au VIe s la tradition leur donne un prénom : Melchior, Gaspard et Balthazar.
Dans "la Légende Dorée", écrite entre 1261 et 1266 par Jacques de Voragine, on lit : "Le premier des Mages, Melchior, vieillard
à cheveux blancs et longue barbe, offrit l’or au Seigneur comme à son Roi, l’or signifiant la Royauté du Christ. Le second, Gaspard,
jeune sans barbe, rouge de couleur, offrit à Jésus, dans l’encens, l’hommage à sa Divinité. Le troisième, au visage noir portant toute barbe,
Balthazar, la myrrhe rappelant que le Fils devait mourir".
Des récits ultérieurs situent Melchior en Perse, Gaspar en Inde et Balthazar en Arabie.
Visite 12 jours après Noël, Épiphanie, Jour des Trois Rois. Pour les Catholiques le 6 janvier, le 19 pour les Orthodoxes.
Pendant longtemps, on fêta la Nativité et l'Épiphanie, fixée au 1er janvier, le même jour. Au IVe s, à Rome, sous l'Empereur Constantin,
le 25 décembre 336, a lieu la première célébration chrétienne de Noël. Il s'ensuivit que les deux événements furent fêtés distinctement.
MÈDES
Les Mèdes occupent le nord-ouest montagneux de l'Iran de 1100 à 1000 av J.C., venus en même temps que les Perses.
Peu de sources, peuple insaisissable, langue, structures sociales, économiques et politiques inconnues.
Les Mages, une des six tribus, en seraient la caste sacerdotale, notamment en tant que devins.
JÉSUS
Jésus n'est pas né en l'an 0, qui n'existe pas.
Zéro, de l’italien zero, zefiro, du latin médiéval zephirum, transcription de l’arabe ṣĭfr le vide.
Marque une position vide en notation positionnelle, exprime une absence, une quantité nulle.
... ni en l"an 1 (début de l'ère chrétienne au VIIIe s)
Si l'on "croise" les éléments connus : vie d'Hérode, recensement, évangiles, on obtient le 15 avril - 7 :
Hérode, apprenant, par les Mages, la naissance de Jésus, fait tuer tous les bébés jusqu'à 2 ans.
Comme il est mort en - 4, on peut situer la naissance vers - 6.
Un recensement correspond à cette date, en - 8. Mettons un an pour l'organisation de ce grand rassemblement (chacun devant rejoindre
son lieu de naissance), on peut dire - 7.
Cet évènement était concomitant avec la Pâque juive, fête mobile de mi-avril. On précise donc au 15 avril environ.
Jésus est né le 15 avril - 7 à +/-...
Renforçant ce calcul, une simulation de la voûte céleste nous apprend qu'à cette date, eu lieu une remarquable conjonction Jupiter-Saturne durant un an. En symbolique, Jupiter = Roi, Saturne = Israël. Voir Rois Mages.
Ceci établi, où ?
Jésus de Nazareth, né... à Bethléem !
2 erreurs : traduction, localisation.
Jésus de Nazareth, Jésus le Nazaréen, titre appliqué à Jésus puis aux 1ers chrétiens par les Juifs du Ier s.
Nazareth n'est pas sur les cartes de l'époque, mais plusieurs villages aux noms similaires.
Si l'on croit la Bible, une jeune fille, sur un âne, accompagnée d'un vieil homme à pied, en plein hiver, va de Nazareth à Bethléem !
- Marie 14 ans, sur le point d'accoucher. "Donnée" au temple à 3 ans pour servir Dieu. Anticipant les "problèmes" dans un milieu d'hommes, elle est confiée à Joseph à 12 ans.
- Joseph est veuf, vieux, (99 ans, veuf depuis 40 ans, nombres symboliques), père de 4 garçons et 2 filles
- Nazareth ou proximité - Bethléem 2 parcours possibles : 150 km livrés aux brigands, 180 plus sûrs
Pas de problème pour les chrétiens !
Ils arrivent à Bethléem en pleine effervescence, saturée, plus une place. Joseph s'éloigne...
Il ne va pas "squatter" une bâtisse, mais une grotte (Qumran ?).
Symbolique grotte, terre vierge, renouveau potentiel... d'où solstice, Noël...
D'après l'"Histoire de Joseph le charpentier", le tombeau de Rachel, mère de Joseph.
Étable, à cette époque, était la mangeoire des animaux, pas notre étable.
MARIE
Question ô combien délicate : la Vierge Marie.
Je ne dirai rien sur la version biblique
... Mais
Joseph, charpentier, menuisier, travaillait où on le demandait. Revenu après 2 ans d'absence, il retrouve Marie enceinte de 3 mois.
Dans toutes les religions, un avatar (forme que prend un dieu sur terre) naît d'une mère vierge (à rapprocher de la grotte...)
Un bon gynécologue vous confirmera qu'il est possible, sous de rares conditions, d'être enceinte vierge.
Marie (en réalité Myriam, Marie étant l'équivalent chrétien du prénom juif), Joseph et Jésus sont des prénoms très courants.
Dans ces périodes troublées, politique, religion, "gourous" de toutes sortes, plusieurs Jésus ont existé.
Sujet très délicat, des documents d'époque relatent qu'une Marie a été violée par un soldat romain.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je relate des faits historiques, certainement vérifiables, qui n'ont d'ailleurs pas trouvé écho...
CALENDRIER
Pour les Romains, 355 jours, cycle lunaire, début de l'année en mars.
Jules César, en 46 av J.-C., met le 1er janvier, mois dédié à Janus dieu aux deux faces, comme 1er jour de la nouvelle année.
Calendrier “julien”, 365 j, cycle solaire.
Noël 25 décembre en l'an 354.
L'Église, au VIIIe s, débute l'ère chrétienne au 1er janvier, jour de la circoncision de Jésus, 8 jours après sa naissance.
Charlemagne remet la nouvelle année à Noël...
Les Rois capétiens, à Pâques.
9 août 1564, Charles IX promulgue l'Édit de Roussillon fixant le 1er janvier comme date de début de l'année calendaire, mesure adoptée dans l'ensemble du monde catholique un siècle plus tard grâce au pape Grégoire XV.
1582, Pape Grégoire XIII, jour de l’An 1er janvier pour l'Europe catholique, calendrier grégorien.
Corrige le retard de 10 jours du calendrier julien sur le Soleil.