Anelito Mauthausen - Ebensee - Gusen Hartheim - Aktion T4 Prato - Toscane
ANELITO
Mauthausen - Ebensee - Gusen
Hartheim - Aktion T4
Prato - Toscane
Un autre FABRETTI, de Prato en Toscane, meurt le 14 septembre 1944 à Hartheim en Autriche.
Fiche d’Anelito FABRETTI
Date de naissance : 2 août 1904 - Lieu de naissance : S. Bucca Pistoiese
Nationalité : Italien - Profession : Travailleur
Date d’arrivée : 11 mars 1944 - Transféré d'Ebensee - Schutzhaft détention des opposants au régime - N° 57104
Date du décès : 14 septembre 1944
Lieu de décès : Erholungsheim - Maison de plaisance - Hartheim
Fin 1939, des médecins allemands expérimentent du gaz toxique en vue de l'extermination de masse. “Euthanasie” est l'extermination systématique
des malades mentaux ou handicapés physiques allemands “indignes de vivre”. Six installations de gazage utilisant du monoxyde de carbone pur
sont mises en place dans le cadre de ce programme dont le château d’Hartheim qui, de 1940 à fin 44 est le plus grand et important institut
d'euthanasie : racisme, handicapés, prisonniers impopulaires ou inaptes au travail de Dachau, Gusen, et Mauthausen d’où 5 000 déportés sont gazés
comme 30 000 personnes envoyées directement dont 18 269 handicapés.
Ces massacres en Autriche étaient insuffisamment révélées. Mais au cours des dernières années de nouvelles et importantes sources ont émergées
d’archives inaccessibles en 1989 de l'ancien bloc de l'Est et du NS-Euthanasie d’Autriche.
La recherche fondamentale scientifique doit précéder l'organisation d'un atelier de réflexion et d'une exposition nationale en Haute Autriche
prévue pour 2003, afin de montrer au public l’élaboration de bases scientifiques sur les euthanasies de 40 à 45.
Hartheim était un kommando de Mauthausen, camp central de l’Autriche construit en juillet 1938 par des prisonniers transférés de Dachau
et mis en service le 8 août, forteresse inexpugnable de granit où passèrent 230 000 hommes dont 120 000 moururent (criminels, asociaux,
opposants politiques, Témoins de Jéhovah, résistants, 1/3 de juifs hongrois à partir de 44). Il comprenait une fabrique de bretelles et bandes
de mitraillette, un atelier de récupération de vêtements venant d’Auschwitz. Ses 43 Kommandos fournissaient la main-d’œuvre de Messerschmitt,
Steyr-Daimler-Puch, Heinkel, Siemens, d’imprimeries de fausse monnaie...
En contrebas, une carrière de granit cerclée de barbelés et miradors, gigantesque cratère accessible par 186 marches inégales “l’Escalier de la Mort”,
employait les déportés valides -dont beaucoup furent poussés du haut des falaises de 300 pieds- pour les exterminer par le travail.
Descente à l’aube au pas de course, remontée le soir en colonnes par 5, une pierre sur le dos.
Les médecins y effectuèrent sélections (gazage de 120 personnes à la fois) et expériences médicales (inoculation de la tuberculose...)
Des meurtres de masse étaient spécialement organisés pour la visite de dignitaires nazis.
Surpopulation sous l’avance des forces alliées, épidémie de typhus début 45.
La Croix-Rouge suédoise l’évacue du 22 au 28 avril, et la 3e Armée américaine le libère le 5 mai. Les 5 et 6 les détenus en groupes de combat harcèlent
des détachements SS. Le 7, la 7e DB américaine prend en charge le camp.
EBENSEE
Hiver 1943-44, pluie glaciale, mer de boue, neige quotidienne... Construction du camp, annexe de Mauthausen, à 75 km au sud-ouest de Linz,
par les détenus sur un terrain boisé cachant les baraques aux attaques aériennes.
1944, mur de rochers de 200m de haut sur 500 de long. Percement de 7 tunnels de 8 à 10m de haut pour abriter une raffinerie de pétrole synthétique
et des machines-outils pour pièces de chars, suite aux bombardements de Peenemünde.
14 h par jour, relayés 24 h sur 24. Rations d'1/2 l d'ersatz de café, 3/4 l de soupe de pelures de pommes de terre, 150 g de pain.
Commandé par Georg Bachmayer pour son extrême brutalité, puis dirigé par Otto Riemer, SS mentalement malade, qui fournissait les sentinelles
en tabac s'ils abattaient leur quota de prisonniers. Rendement macabre si important qu'un crématoire est construit en avril 44.
Noël. Ciel étoilé, sapin illuminé, un millier d’hommes immobiles... un enfant pendu par les poignets, bras en arrière, à une poutre horizontale
entre deux arbres, à 1m50 du sol. 2 chiens bondissent arrachant chacun un pied. Le gosse supplie : Pieta, commandante ! Pieta !...
Hauptsturmführer, as de l’"Aktion Kuegel" balle dans la nuque à cinq mètres. Pieta ! Un coup de feu claque.
Novembre 1943 - mai 45 8500 morts. L'une des pires annexes de Mauthausen.
Devant l'avancée des alliés, les SS s'affolent. On installe des Blocks spéciaux pour exterminer ceux qui ne peuvent plus tenir. 50 tués par nuit.
26 avril 1945 374 morts.
Les SS minent 3 tunnels, mais un vieux soldat de la Wehrmacht les trahit.
5 mai 8h les détenus sont rassemblés sur la place pour "les mettre à l’abri des bombardements". 10 000 poitrines, "Non !"
Les allemands n'insistent pas, 10h brûlent les documents, 11h abandonnent le camp, libéré le 6 à 14h
Dix jours après, Bachmayer assassine les membres de sa famille puis se suicide, Otto Riemer s'échappe.
GUSEN
Construction de décembre 1939 à mars 40 par le premier groupe de prisonniers, 400 prêtres et opposants politiques allemands et autrichiens,
marchant 4 km pour atteindre la carrière de pierre, qui moururent rapidement.
Mars 1940, intellectuels polonais, 1 500 morts.
Janvier 1941, crématoire.
Républicains espagnols 2 000 morts.
"Spécialité" du camp les Todebadeaktionen bains de la mort. Les prisonniers sélectionnés durant l'appel, malades, inaptes au travail,
étaient conduits dans les douches. Eau glaciale à haute pression entraînant une longue agonie, plus d'1/2h dans d'atroces souffrances.
Composé de 3 camps à l'est de Linz, gérés par la SS, satellites de Mauthausen.
Camp n° I, jumeau de Mauthausen, pour "détenus non éducables".
71 000 détenus, 30 nations, 37 000 morts, 1/3 de tous les morts de tous les camps d'Autriche, 2 000 gazés au château de Hartheim
sous le code "action 14f13".
1942, plus de 150 prisonniers de guerre russes, 1945, plus de 650 malades et invalides gazés au Zyklon B, en chambre à gaz ou camion.
1944, Gusen est renforcé par Gusen II pour abriter la production souterraine d'armement (pièces des chasseurs Messerschmitt Bf 109
et Me 262 à réaction), surnommé "l'enfer des enfers", et III une boulangerie pour l’approvisionnement des camps.
Libérés le 5 mai 1945.
De nos jours, Gusen, le plus vaste et meurtrier camp d'Autriche, tombe dans l'oubli. Un lotissement a été construit sur l'emplacement,
maisons luxueuses avec piscine.
HARTHEIM
Le château d'Hartheim est le maillon autrichien du programme Aktion T4, campagne d'élimination des handicapés mentaux ou physiques,
charge pour la société et entrave à la pureté de la race, par chambres à gaz, famine, injections médicamenteuses létales...
400 000 femmes stérilisées, 275 000 enfants ou adultes handicapées assassinés. En France, sous Vichy, 50 000 internés psychiatriques morts
par non-assistance.
Le 2 septembre 2014, 70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne rend hommage, dans le parc de Tiergarten au cœur de Berlin,
aux 300 000 handicapés massacrés sous prétexte de charge pour la société.
Construit à côté de la Philharmonie, un mur de verre aux reflets bleutés de 24 mètres de hauteur posé sur un socle noir, marque
la Tiergartenstrasse 4, "T4" (villa numéro 4 de la Tiergartenstrasse), où fut élaboré, sous le Troisième Reich, le programme d’élimination
des personnes handicapées mentales et physiques, "Aktion T4", qui extermina 70 000 personnes entre janvier 1940 et août 41, arrêt officiel
du programme. Mais les meurtres continuent par privation de nourriture, négligence, injections de doses létales d’antidouleur...
jusqu'à la défaite de 1945. 300 000 personnes.
Peu de suites judiciaires, les professionnels de santé impliqués ont poursuivi leurs carrières.
Grave erreur de protéger et soigner malades et faibles. Schizophrènes, épileptiques, Parkinson, scléroses, tumeurs du cerveau, paralysie
et autres désordres neurologiques, troubles psychiques, handicapés mentaux et physiques, malades incurables, personnes âgées sont gazées
pour assurer la pureté raciale. Tuer ces fardeaux pour eux-mêmes et la société. Économie d'argent, consacré à des dépenses plus constructives...
Une nouvelle génération doit succéder à Hitler. Les jeunes aux caractéristiques physiques supérieures sont rassemblés dans des camps eugéniques
fermes de reproduction privées, afin de purifier et améliorer la race.
A l'entrée des chambres de la mort, les patients portaient serviettes et savon croyant prendre une douche, mais du gaz meurtrier s'échappait
des pommeaux.
Le programme prend le nom de code 14F13 en décembre 41, et vise les prisonniers allemands et autrichiens tombés malades, et les juifs, Polonais
et tsiganes dans les camps de concentration, et en 43, les enfants handicapés mentaux ou moteurs.
À partir de 1938, 5 000 à 8 000 nourrissons et enfants atteints de malformations diverses sont supprimés dans des unités de pédiatrie spécialisées
(Kinderfachabteilungen) par comprimés de luminal ou injections de morphine et de scopolamine, ou sous-alimentés jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Antérieure à Aktion T4 et indépendante de celle-ci, cette politique se poursuit jusqu’à la fin du conflit.
Dans son ordre du 1er septembre 1939, Adolf Hitler emploie le terme Gnadentod, mort miséricordieuse.
"Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont chargés, sous leur responsabilité, d’étendre les attributions de certains médecins
à désigner nominativement. Ceux-ci pourront accorder une mort dite miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon
une appréciation aussi rigoureuse que possible."
Plus de 50 % des médecins sont membres du parti nazi, de la SA et de la SS.
Dès 1929, il souhaite des mesures radicales pour préserver la force ethnique (Volkskraft) du peuple allemand.
14 juillet 1933, loi sur la stérilisation forcée. Le manuel de mathématiques des écoles primaires supérieures 1936, pose le problème suivant :
La construction d’un asile d’aliénés coûte six millions de marks. Combien de nouvelles habitations à 15 000 marks pourrait-on construire
avec cette somme ?
Par recensement des établissements thérapeutiques, et formulaires pour chaque patient, les médecins d'Aktion T4 font trois groupes :
- schizophrénie, épilepsie, sénilité, paralysie incurable, maladies syphilitiques, faiblesse d’esprit, encéphalite, maladie de Huntington
et tous troubles neurologiques en phase finale, malades incapables de travailler ou ne pouvant qu'exercer un travail machinal
- hospitalisation depuis cinq ans
- aliénés criminels, étrangers, et ceux visés par la législation raciste nationale-socialiste.
Les patients juifs font l’objet d’un sort particulier : concentrés dans quelques asiles, ils sont tous gazés à Brandebourg-sur-la-Havel à partir
de juillet 1940.
Entre 1939 et 41 six centres de gazage sont mis en place :
Grafeneck, Brandebourg-sur-la-Havel, Schloss Hartheim (18 269 victimes du 6 mai 1940 à décembre 1944), Pirna-Sonnenstein, Bernburg, Hadamar.
Chaque centre est dirigé par un médecin sans aucune expérience en psychiatrie ou neurologie, et une équipe sans formation ou expérience.
On emploie le monoxyde de carbone, fourni par IG-Farben sur simple commande téléphonique.
Le château de Hartheim, près de Linz en Autriche, construit fin XVIe se, appartient jusqu’en 1793 aux comtes de Starhemberg, qui en fait don en 1898
à une association sanitaire de Haute Autriche afin qu’il soit transformé en établissement pour enfant handicapés physiques et mentaux.
Confisqué l'été 1938 il est transformé début 1939 en établissement d’euthanasie.
Les premières victimes, 95, sont gazées en janvier 1940 : deux autobus gris les amènent à Hartheim où elles disparaissent dans l'extension en bois
de l’aile ouest… Après gazage, les "incinérateurs" extraient les dents en or, et après l’incinération, réduisent les ossement restant dans un "moulin à os".
Une fois par semaine, un camion déverse les cendres dans le Danube ou le Traun… Jusqu'en décembre 1941, 18.269 personnes.
Devant les rumeurs, T4 réagit et menace : on ne brûle que de l’huile moteur usagée, chacun est prié de ne pas se montrer trop curieux…
L’activité de Hartheim est reprise par la "Sonderbehandlung 14f13" qui jusqu’en décembre 1944, faire 12.000 victimes, dont 5.000 détenus des camps
de Mauthausen, Gusen et Dachau, sous couvert d’un "congé sanitaire"
En 1944, le château devient centre d’archive de la centrale T4, et de décembre à janvier 1945, des détenus de Mauthausen détruisent les installations
et les archives.
30.000 personnes ont été assassinées.
10 mars 2025, Ministère de l’Intérieur Autrichien, un "champ de cendres" au château de Hartheim
458 m², une couche de cendres et fragments d’os épaisse de plusieurs cm.
PRATO
L'histoire de Prato commence avec l'invasion lombarde, bien que la zone soit déjà habitée au Paléolithique et par les Liguriens, Étrusques
(VIIe-Ve s.) et Romains. Puis la population se donne une forme gouvernementale autonome, la Commune, confiée à des consuls et podestà élus
pour six mois.
Fin XIIe début XIIIe siècle deux enceintes sont construites pour défendre la commune devenue importante par le commerce de la laine.
Mais la ville est le centre de luttes acharnées entre Guelfes et Gibelins et subit l'influence de Florence qui en détermine la vie politique
et institutionnelle.
Au XIVe, suite aux famines et à l'épidémie de peste de 1348, elle subit un radical remaniement démographique, et en 1512 est mise à sac
par les troupes espagnoles. En 1653 lui est concédé le titre de Ville.
Le début du XIXe siècle voit la mécanisation de l'industrie et dans la seconde moitié se développe l'activité locale de la fabrication de produits
en laine “valorisée”, tirée des surplus textiles, qui permet à la ville de conquérir le leadership de ce secteur.
L'Europe est liée à la Toscane par l'ère de l'Humanisme et de la Renaissance née et développée entre le XIVe et le XVIe siècle, bouleversant
radicalement la culture et l'art de l'époque, la marquant d'une trace profonde et indélébile. Cette région, en particulier son chef-lieu Florence,
conserve les plus grands témoignages de cette époque : architecture civile et religieuse, sculptures et peintures montrent l'esprit créatif de génies
comme Léonard de Vinci ou Michel-Ange. Elle comprend également Sienne avec la piazza del Campo en forme de coquille où se déroule une course
de chevaux annuelle, dite “Palio”, opposant les quartiers de la cité. A voir également Montepulciano et Pienza, joyaux de l'art de la Renaissance ;
San Gimignano, pittoresque cité médiévale dominée par 13 tours dans la province de Sienne, célèbre pour ses grands vins Chianti et Brunello ;
Pise et sa Tour penchée ; Carrare, au Dôme recouvert de marbre blanc veiné portant le même nom que la ville.
La Toscane est une région à l'ouest de l'Italie, entourée par le Latium, l'Ombrie, l'Émilie-Romagne, la Ligurie, la mer Tyrrhénienne.
Le principal fleuve est l'Arno et le Tibre y prend sa source.
Déjà habitée au Paléolithique, elle est développée par les Etrusques (VIIe-VIe s.) -d'où son nom- qui fondent les premières villes, introduisent
des plantes agricoles, améliorent les terres fertiles, construisent des aqueducs, extraient et travaillent le fer de l'île d’Elbe et le mercure
du Mont Amiata, construisent les premiers ports sur la Mer Tyrrhénienne.
Les Romains (IVe-IIIe s.), après de longs conflits, fondent les colonies, construisent les routes reliant la région à Rome.
Du Ve au XVe siècle la Toscane est dévastée par les Allemands, les Goths, puis régie par les Lombards et les Francs. C'est la relance économique :
artisanat, production, commerce, art et culture, architecture religieuse civique et militaire.
La Renaissance (XVe- XVIe s.) voit la suprématie de Florence et des Médicis.
Avec l'avènement du nouvel État italien en 1865-71, la ville devient Capitale. Construction de chemins de fer, nouvelles routes, industries.
La zone des Apennins a une agriculture modeste, celle de Pise est la plus industrialisée de l'Italie centrale. Fleurs, raisin, maïs, légumes, fruits, tabac,
sucre de betterave. Moutons. Pêche. Extraction du marbre et énergie thermique. Industrie de transformation : métallurgie, mécanique, textile, chimie,
habillement, meubles... Tourisme et commerce.
Niveau élevé de l'éducation et de la participation dans la vie sociale.
La région est divisée en dix provinces : Arezzo, Firenze, Grosseto, Livorno, Lucca, Massa-Carrara, Pisa, Pistoia, Prato, et Siena avec 287 communes.
LES ÉVÈNEMENTS
L'entrée en guerre de l'Allemagne nazie, les choix malheureux du Gouvernement de Mussolini, l'embargo des pays alliés envers l'Italie
et les bombardements ont mis à mal le pays et ses pauvres habitants.
Septembre 43, la nouvelle de l'armistice crée le chaos dans le pays, alors qu'au nord les troupes allemandes occupent unités productives,
voies de communication et rafles les soldats italiens. Mais le pire est à venir : Mussolini, arrêté en juillet est libéré. Le fascisme se réorganise,
la “République Sociale Italienne” naît à Salò. Les appelés doivent partir ou déserter, être avec ou contre les fascistes.
CHRONOLOGIE
9 juillet 43 Débarquement des troupes alliées en Sicile
19 Rencontre de Mussolini et d'Hitler à Feltre : de nouvelles troupes allemandes sont envoyées en Italie septentrionale
24 Fin du gouvernement de Mussolini : le commandement des forces armées passe au Roi Vittorio Emanuele III
25 Mussolini est arrêté et les détenus politiques obtiennent la liberté
Septembre premier bombardement sur Prato détruisant la gare
8 L'armistice, signé 5 jours avant, est rendu publique par un communiqué radio-téléphonique
12 Libération de Mussolini par des parachutistes allemands
23 Naissance de la République Fasciste d’Italie septentrionale à Salò, sur le lac de Garde
13 octobre L'Italie déclare la guerre à l'Allemagne
16 1024 juifs du ghetto de Rome sont déportés en Allemagne
Novembre destruction d'habitations civiles et d'usines
18 De la Fiat Mirafiori part dans tout le nord italien une grève “antiallemande”
30 Rafle des juifs et confiscation des biens. Juifs, bohémiens, prisonniers politiques sont déportés en camps de concentration
Janvier 44 300 bombes larguées sur la ville provoquent 31 morts et 72 blessés, des dommages considérables au réseau hydraulique
et électrique
18 partisans encerclés de nuit sont massacrés. Représailles sur la population
22 Les alliés débarquent à Anzio
12 février Grève générale communiste dans tout le nord de l’Italie. Représailles, arrestations et déportations
4 mars grève générale à Prato. Hitler donne l'ordre de déporter 20% des grévistes, et le ratissage s'organise : habitations des antifascistes,
barrages aux croisements. Le Führer voulant fournir 1 900 hommes valides au travail pour le troisième Reich, la ville paie son tribu
pour acte de rébellion
Les entreprises sont obligées de dénoncer les grévistes. Beaucoup réussirent à s'échapper, mais le destin des autres est scellé.
8 un convoi part de Florence. Des centaines de billets sont confiées au vent pour que quelqu'un les ramasse et avertisse les familles
Les ouvriers, artisans, commerçants, détenus entassés dans les wagons plombés aux fenêtres grillagées arrivent le 11 à Mauthausen
en Autriche.
20 seulement reviendront sur 136, morts à Linz, Gusen, Mauthausen, Ebensee, Hartheim, de typhus, faiblesse, maladies,
ou dans les chambres à gaz avec une piqûre d'essence dans le cœur.
Les américains arriveront à Mauthausen le 5 mai, libéreront Gunsen et Linz. Ebensee est abandonné par les SS qui avaient préparé
des galeries minées pour tuer tous les prisonniers du camp, mais la chose fut heureusement éventée.
12 avril Le Roi Vittorio Emanuele III abdique en faveur de son fils Umberto
9 mai Prato reçoit la Médaille d'argent de la valeur militaire pour activité partisane
“La volonté de liberté exprimée dans la grève générale causa la vengeance des nazis et la déportation de beaucoup de citoyens.”
Juin 19e incursion aérienne, sabotage d'un train d'explosifs
4 Libération de Rome
Juillet violente série d'incursions aériennes, plus de 60 morts, destruction d'édifices industriels, habitations civiles et infrastructures
Objectif principal, les dépôts de carburant. Les allemands détruisent les outillages, pillent les usines, font sauter les ponts
Représailles
Août Heurts toujours plus fréquents entre bandes de partisans et allemands
12 Massacre nazi à Sainte Anne de Stazzema : 560 victimes
Septembre les alliés arrivent pendant que les allemands quittent Prato après avoir détruit systématiquement usines, habitations civiles et voies
14 Mort d’Anelito à Hartheim
28 Massacre à Marzabotto : 1 836 morts
Novembre Dans le nord les groupes antifascistes sont toujours plus nombreux. Aux brigades “Garibaldi”, “Justice et Liberté”, “Matteotti”
se joignent beaucoup de déserteurs, jeunes et soldats appelés aux armes de la République de Salò
Septembre - octobre la ville commence lentement à revivre.
4 février 45 Conférence de Yalta entre Roosevelt, Churchill et Staline
27 avril Les résistants interceptent Mussolini en fuite près de Côme, le fusillent le 28 avec sa maîtresse Clara Petracci, et exposent les corps
place Loreto à Milan
30 Hitler et sa maîtresse Eva Braun se suicident dans leur bunker berlinois afin d’échapper au même sort
Une zone d’ombre plane encore de nos jous sur cet événement.