Ariodante FABRETTI (la Genèse)
Cette version "brute", Genèse de l'article, fait volontairement ressortir toute la complexité des recherches et démarches généalogiques.
Ariodante FABRETTI
Si, vraisemblablement, Ariodante est membre de la famille, il en est le fleuron par son exceptionnel cursus :
1er octobre 1816 Naissance à Perugia, en Ombrie.
Carrefour entre le nord et le sud, l'Adriatique et la Mer Tyrrhénienne, la Ombrie est riche de trois millénaires d'histoire.
Autour de 1 000 av. J-C un groupe de tribus (Oscan-Ombrians) arrive dans la région, civilisation avancée fortement influencée par les Etrusques, comme en témoigne l'organisation en villes-états autonomes fédérées. Mais elle décline inexorablement au contact de Rome qui les soumet toutes. Le christianisme y trouve un terrain fertile dans les années très confuses où barbares et Byzantins se battent pour la possession de la péninsule. En 552, après la terrible guerre contre les Goths, l'Ombrie redevient possession byzantine, mais une nouvelle vague de barbares germaniques, les Lombards, engloutie l'Italie centrale, apportant un changement radical de puissance et stabilité sous la forme du duché de Spoleto en 571.
Avec les donations de Pépin le Bref et Charlemagne, les territoires byzantins et le duché deviennent possessions de l'Eglise, puis les villes principales ville-républiques indépendantes au début du XIème siècle. Des marchés et foires y prennent naissance, le commerce se développe, de nouveaux statuts et arrêtés sont promulgués.
Du XVe au XVIIIe siècle la Ombrie reste en marge de l'histoire italienne. Ses villes sont minées par des luttes internes.
La Ombrie a jouer un rôle actif dans le contexte culturel. Les monastères bénédictins, centres artistiques, techniques et scientifiques en médecine, science et agriculture, étaient les conservateurs de la culture classique antique et du renouveau chrétien, philosophique et mystique.
Maîtres dans l'art des fortifications, les Etrusques ont construit à Perugia, qui existait déjà au VIe siècle av. J-C, la plus parfaite voûte étrusque parvenue jusqu'à nous, faite de blocs de travertin massifs rectangulaires parfaitement réguliers montés sans mortier ni ciment.
Perugia, au rôle de première importance, une des dernières villes capitales de la Ombrie soumises par Rome en 40 av. J-C, subit le siège des Wisigoths qui la détruisent en 547, comme l'avaient fait les Romains, est gagnée par les Byzantins jusqu'au VIIIe siècle où elle passe sous pouvoir ecclésiastique, et devient en l'an 1 000 commune libre.
Elle fait briller au XIIIe siècle la renaissance des idéaux et des conceptions de la beauté, la grandeur, la splendeur de la Renaissance, comme en témoignent le Palazzo dei Priori dont le hall, un des plus spacieux et des plus imposants de toute l'Italie, occupe entièrement le premier étage : le Sala dei Notari, et la Fontana Maggiore au centre de la place.
L'université de Perugia, fondée en 1308, une des plus vieilles d'Europe, était considérée comme une des meilleures d'Italie, et l'on y pratiquait déjà l'autopsie en 1366.
La ville conserve de splendides monuments étrusques et médiévaux : la Fontana Maggiore (1275-1277), une des plus élégantes du Moyen-Age, le Palais Communal (XIIIe-XVe siècles), la Cattedrale San Lorenzo (1345-1490) ou le Collegio del Cambio...
1535, Paul III impose son gouvernement. 1540, Perugia se rebelle en raison d'un impôt sur le sel, soulèvement maté par le Pape, népote à la vie irréprochable, qui envoie son fils à la tête de 13 000 soldats soumettre les habitants à la puissance papale : la ville doit payer la construction du Rocca Paolina, confiée au grand architecte Antonio da Sangallo, forteresse achevée après trois années de travail accablant.
XIXe siècle, Napoléon jette l'Europe dans la guerre, supprime l'autorité du Pape, expulse les ecclésiastiques à Rome, chasse moines et nonnes, annexe en 1809 Perugia, qu'il détrousse de 36 chefs d'oeuvre de Raphaël, Perugino... 1848-49, le peuple se rebelle et détruit le Rocca Paolina. Le gouvernement pontifical est rétabli. 1859-60, la ville se rebelle contre Pi IX qui envoie une troupe de 2 000 gardes suisses massacrant et brûlant tout sur leur chemin. Mais un corps des troupes italiennes contraint la forteresse à se rendre, mettant fin à la domination papale.
Si nous visitions la ville ?
Piazza IV novembre, le Palazzo dei Priori, commencé au XIIIe siècle, abrite la Galleria Nazionale qui présente une importante collection de l'école de Ombrie du XIIIème au XVIIIe siècle : œuvres de Duccio, Fran Angelico, Piero della Francesca, Piètro da Cortona, Pinturicchio et le Pérugin...
Au centre, la Fontana Maggiore (1275-1277), dessinée par Fra Bevignate, avec ses panneaux sculptés de Nicola et son fils Giovanni Pisano.
Piazza Dante, la Cattedrale San Lorenzo, bâtiment gothique commencé au XIVe siècle, érigé sur une église antique Romane, possède l'anneau nuptial de la Vierge.
La Via delle Volte della Pace est une rue médiévale formée d'un long portique gothique du XIVème siècle qui suit la muraille Etrusque.
Piazza Giordano Bruno, le Museo Archeologico Nazionale dell Umbria possède une importante section d'archéologie étrusque et romaine (urnes funéraires, sarcophages et bronzes), et l'imposante église gothique San Domenico, remaniée au XVIIe siècle, abrite le monument funéraire de Benoît XII.
Via dei Priori, l'Oratoire de San Bernardino, joyau de l'architecture Renaissance.
Bongo XX Guigna, la magnifique porte San Pietro, d'Agostino di Duccio, donne accès à cette église construite fin Xème siècle par le moine Piètre Vinicole de Perugia et remaniée à la Renaissance. Le choeur, en beau bois ouvragé, représente un travail unique dans toute l'Italie.
Piazza Fortebraccio, l'Arche étrusque, près du majestueux Palazzo Gallenga du XVIIIe siècle abritant l'Università per Stranieri. Loggia du XVIe.
Corso Vannucci, le Collegio di Cambio, élevé au XVe siècle pour abriter les changeurs de monnaie, possède une salle d'audience décorée de remarquables fresques par le Pérugin.
Via Marzia, le Rocca Paolina, forteresse dont il ne subsiste que des vestiges, doit son nom au pape Paul III qui la fit élever vers 1540.
Ponte San Giovanni, l'Ipogeo dei Volumni, sépulture étrusque du IIe siècle taillée dans le roc, comprend un atrium et neuf salles funéraires dont la plus importante est celle de la famille des Volumni.
Corso Garibaldi, la Chiesa di Sant'Angelo, de plan circulaire, ornée de seize colonnes antiques, édifiée aux XVIe et XVIIe siècles.
Vers 20 ans il part étudier à Turin, entre mille difficultés, l'archéologie et les langues italiennes antiques.
L'histoire de Torino commence au IIIe siècle av. J-C le long du Pô avec les premières tribus "taurines", descendant de la fusion des celtoligures et des populations gauloises à la recherche de plaines cultivables. Pendant l'expansion romaine, l'endroit est le théâtre de guerres, réconciliations et alliances avec Rome, jusqu'à la fondation par Jules César d'un véritable centre militaire au plan carré entouré de remparts, le "castrum". Garnison pour surveiller la frontière nord sous Auguste, la ville prend le nom d'Augusta Taurinorum en 29-28 av. J-C.
Porte principale des Alpes occidentales, à la chute de l'Empire, Turin est assujetti aux Goths, Lombards et Francs qui établissent un comté au VIIe siècle. Une longue période suit où la Savoie s'insère dans un complexe jeu de forces de batailles et d'alliances entre Empire, évêques, feudataires jusqu'à ce que Turin soit concédée à la Savoie de l'Empereur Frédéric II.
En 1404, fondation de l'Université. Avec l'unification administrative et politique de toutes les provinces début XVe siècle le Duc de Savoie fait de Turin la capitale qui, en 1536 passe sous domination française. La ville compte à la fin du siècle 10 000 habitants. Puis le Duc Emanuele Filiberto transfère la capitale de son règne à Chambéry.
En 1620, son successeur Carlo Emanuele I confie à l'architecte Carlo Castellamonte la réalisation du premier agrandissement au sud :
Dans la partie la plus ancienne, comme la Piazza Castello, les édifices prennent leur aspect actuel : le Palais Royal bâti sur les ruines de l'ancien Palais Episcopal, le Palazzo Madama construit où s'élevait l'ancienne porte Praetoria romaine, le château de la famille d'Acaja, l'église de San Lorenzo et la Cappella della SS. Sindone (chapelle du Saint-Suaire), de Guarino Guarini, dont les coupoles animent et allègent l'élégance un peu sévère de la place dessinée par Vittozzi.
Mais cet essor est brusquement stoppé en 1630 par une terrible épidémie de peste.
Entre les XVIIe et XVIIIe siècles la ville présente la physionomie d'une capitale rigoureuse et austère réservant luxe et faste pour l'intérieur des édifices du gouvernement et de la noblesse. La Piazza San Carlo, coeur de la ville, en est un des plus élégants exemples.
Puis la ville affronte une longue période de guerre, aboutissant en 1706 au siège des Français, rompu par l'arrivée des troupes alliées autrichiennes et le sacrifice héroïque de Pietro Micca dans les galeries souterraines de la Citadelle.
La Basilique de Superga, projet confié à Filippo Juvarra, est érigée entre 1714 et 1717 en signe de gratitude.
1842-1846 Ecrit "Biografie dei capitani venturieri dell Umbria".
Février 1849 Secrétaire de l'Assemblée constituée de la République Romaine, il participe à la rédaction de la Constitution.
1858 Assistant du Museo di Antichità.
1860 Professeur d'archéologie à l'Université de Turin.
Entre le VIIIe et le IIIe siècle av. J-C, la civilisation étrusque brille de la plaine du Pô à la Campanie. Educatrice de Rome qui en est l'héritière, elle serait originaire d'Anatolie, d'après Hérodote, ou autochtone selon Denys d'Halicarnasse et les archéologues italiens qui ont remarqué qu'en leur foyer, la Toscane, les Etrusques se rattachent sans hiatus à leurs prédécesseurs.
Céréales, viticulture, élevage, artisanat raffiné -orfèvrerie : bijoux en or, argent, ivoire, émail, filigrane et granulation, et bronzes, peintures, musique, spectacle, danse, sculpture, vases, statuettes, miroirs- mines de plomb argentifère et d'étain, de cuivre et fer, commerce actif du bronze et de la céramique dans le monde méditerranéen.
La langue n'est pas indo-européenne, et parlée seulement en Italie du nord et mer Egée. L'écriture, tracée de droite à gauche, se compose de 26 signes. Le régime monarchique reposait sur le Roi, au pouvoir d'origine sacrée, et la classe des seigneurs dont les femmes participaient à la vie publique.
Les fonctions sacerdotales comme la divination (foudre, vol des oiseaux, entrailles...) sont exercées par les chefs de grandes familles. Paganisme et pratiques funéraires aristocratiques : ils ensevelissaient les cadavres, avec sacrifices et jeux religieux, dans des tombes, véritables maisons avec mobilier et peintures magnifiques, taillées dans le tuf, ou tumulus en pierre dénotant une connaissance exacte de la coupole et de la voûte qu'ils ont été les premiers à pratiquer entre les Vième et Vème siècles, de 40 à 50 m de diamètre, et 40 m de hauteur. Les morts, incinérés dans des canopes, furent ensuite inhumés.
Les fresques, aux teintes végétales (blanc, noir, rouge et jaune) puis minérales (bleu, vert, rose, brun et violet) représentent des scènes de la vie (banquets, danses, jeux) puis la mythologie.
Calendrier lunaire.
La période de splendeur de ce peuple qui impressionna ses contemporains (VIIIe-Ve siècles), fut marquée par la création de villes au plan en damier "à la grecque". -600, fondation d'une confédération de 12 villes.
Les Etrusques s'installent à Rome, fondent Capoue, contrôlent Bologne, la rive adriatique, les cols alpins, prennent pied en Corse, mais la victoire de la flotte grecque en -474, puis l'invasion celte de -396, stoppent leur expansion.
Une seule ville a pu être étudiée, Marzabotto, à 24 km au sud de Bologne, fondée au milieu du VIe siècle av. J-C, quand ils avaient avec les Grecs des intérêts politiques et économiques dans la vallée du Pô.
Quatre grandes avenues divisant le secteur en huit régions et une rue plus étroite forment une grille de blocs rectangulaires de 7-8 maisons de plain-pied avec des salles ouvertes sur une cour centrale avec un puits. Seules les fondations en pierres du fleuve ont été préservées. Les murs, probablement de briques séchées au soleil, servaient d'appuis aux éléments de bois du toit recouvert de tuiles. Les maisons, résidences et commerces semblent avoir été construits ensemble. Deux cimetières s'étendent au nord et à l'est, avec sarcophages et tombeaux, une acropole plus bas au nord-ouest, avec quatre structures religieuses. Subsistent encore des traces d'une production de bronze et de fer destinée en partie à l'exportation, d'un four à céramique, de fabrication de briques et tuiles pour les besoins locaux. Comme Bologne, avec l'invasion celte au milieu du IVème siècle av. J-C, Marzabotto est devenu un village délabré qui a rapidement disparu.
1863 Affiliation à la Loge Maçonnique "Dante Alighieri" dont il devient Vénérable Maître.
D'origine obscure, la franc-maçonnerie est l'héritière directe des confréries de bâtisseurs et tailleurs de pierre, formées autour des grands chantiers de cathédrales à partir du Xème siècle en Europe. Puis préoccupations ésotériques, notions d'humanisme, tolérance et philanthropie se firent jour.
La franc-maçonnerie française compte trois obédiences principales : le Grand Orient de France (1773), de tradition progressiste, qui a influencé la vie politique, la Grande Loge de France (1894), plus spiritualiste, et la Grande Loge Nationale Française (1913).
L'idéal de cette organisation philanthropique universelle, est l'amélioration matérielle, morale, intellectuelle et sociale de l'humanité, la lumière et la sagesse, la droiture et la bienfaisance.
Depuis l'origine du Grand Orient d'Italie, la loge "Dante Alighieri" est la plus importante de la Maçonnerie italienne.
Quelques membres :
De Crouy Chanel, héritier d'une vieille dynastie hongroise - György Klapka, héros de la révolution de 1849 pour avoir défendu la forteresse de Komaron, ultime rempart de la résistance hongroise après la chute de Világos - Pulsky, Directeur du Musée National de Budapest et Grand Maître du Grand Orient de Hongrie - Csácky, du Conseil Suprême du Rite Ecossais - Di Agostino De Pretis, futur Président du Conseil - le Député Francesco De Luca - Antonio Mordini, Ministre dei Lavori Pubblici - Saliceti, Armellini, Aurelio Saffi triumvirat de la République Romaine - Francesco Crispi et Giuseppe Garibaldi.
Francesco Crispi (1818-1901), homme politique italien qui participa à l'expédition des Mille avec Garibaldi, chef de la gauche italienne, Ministre de l'Intérieur (1877), Président du Conseil et Ministre des Affaires étrangères (1877- 1891).
Giuseppe Garibaldi (1807-1882) patriote italien. Ses opinions l'obligent à s'expatrier en 1834 en Amérique latine où il participe à la lutte du Brésil contre le Rio Grande et à la guerre entre l'Uruguay et l'Argentine. En 1848, il rentre en Italie et forme à Milan un corps de volontaires pour participer au soulèvement contre la domination autrichienne. Il part pour les Etats-Unis en 1849, rentre en 1854 et harcèle les troupes autrichiennes.
Après de brillantes victoires sur les troupes du Roi de Naples, pour Victor-Emmanuel, jugeant le gouvernement trop modéré, il monte deux expéditions (1862-1867) pour rétablir Rome comme capitale mais échoue.
Lors de la guerre de 1870, il apporte son concours aux républicains français à la tête des "Chemises rouges". Il est élu Député de Rome en 1875.
1866 "Analogia delle antiche lingue italiche con la greca, la latina e coi dialetti viventi"
1867-1880 "Corpus inscriptionum italicarum antiquioris aevi"
1873 Directeur du Museo di Antichità
1875 Membre du Conseil Suprême du 33ème degré du Rite Ecossais, il représente le lien entre la première génération maçonnique et la nouvelle, et participe à la réforme de la maçonnerie de la Ombrie
1878 "Mosaico di Acqui"
1878-1894 Directeur du Museo Egizio de Turin
Turin s'enorgueillit du premier grand musée égyptien le plus important au monde après celui du Caire.
Fondé en 1824 par Carlo Felice de Savoie, roi de Sardaigne, qui avait acquis la collection de 6 000 pièces du piémontais Bernardino Drovetti, officiel de l'armée napoléonienne et Consul Général de France dans la Campagne d'Egypte (1795-1799), le musée Egizio est riche aujourd'hui de 30 000 objets et documents sur l'histoire et la civilisation égyptiennes, l'art et la vie quotidienne aux temps des Pharaons, de la période prédynastique qui précède l'écriture (IV millénaire av. J-C), à l'Empire romain (31 av. J-C) :
- Statues de Ramses II (2.24m), Thoutmosis III, Amenhotep II, Prince Redi sculptée dans la diorite (IIIe dynastie 2 800 av. J-C), Sethi II, Toutankhamon et le dieu Amon, Horemheb et la reine Mutnegemet, Ramses II et le dieu Amon, Mout et Ramses II assis sur son trône
- Stèles
- Vases canopes pour la conservation des viscères, amulettes pour la protection des momies, petites statues funéraires ou oushabti (chouabtis), sarcophages, seize momies d'animaux sacrés : ibis et babouins du dieu Thot, crocodiles du dieu Sobek, faucons du dieu Horus, taureaux du dieu Hapi, poissons de la déesse Neith, chatte de la déesse Bastet
- Marteaux, pioches, outils de scribes et dessinateurs
- Perruques, miroirs et peignes, vases pour pommades et onguents
- Paniers et coffres pour habillement, tabourets, lits et appuis-tête, draps, sandales, étoffes précieuses
- Papyrus : "Papyrus Royal", énumération des pharaons jusqu'à la XVIIe dynastie, "Papyrus Judiciaire", où nous trouvons les actes du procès à charge des proches de Ramses II, coupables de l'avoir assassiné, "Papyrus des Mines" avec l'identification des mines d'or de l'Uadi Hammamat, "Papyrus de la Tombe de Ramses IV", en représentant la planimétrie, "Papyrus Satirico", images satiriques d'animaux imitant les attitudes humaines et scènes érotiques, "Papyrus des morts" rituel funéraire guidant le défunt dans le règne des morts, et procédure de momification.
Jean-François Champollion, qui séjourna à Turin pour étudier cette collection en rédigea le premier catalogue.
1879 "Gli scavi di Caru"
1880-1883 Directeur de l'école Normale d'instituteurs de la Faculté de Lettres et Philosophie de l'Université de Turin
1882 "Regio museo di Torino, ordinato e descritto"
1882-1888 Fondateur et Président de la Société d'Archéologie de Turin
1883-1886 Président de l'Académie des Sciences de Turin (6 mars 1883)
1883-1894 Fondateur (6 avril 1883) et Président de la Société pour la Crémation de Turin
Fondation Ariodante Fabretti Via E. De Sonnaz 13 - 10121 Torino Tél. : 011-547005 Fax : 011-547019 E-mail : fabretti@arpnet.it
Le centre d'études Ariodante Fabretti, à travers ses recherches et ses consultants scientifiques, vise à devenir un point de référence pour tous ceux qui se consacrent aux sujets relatifs à la mort, et à l'histoire de la crémation dans le Monde.
1885 "Necropoli della Cascinetta"
1886 Président du Congrès International des Américanistes qui, article 1, "a pour objet de contribuer au progrès des études ethnographiques linguistiques et historiques relatives aux deux Amériques, spécialement pour les temps antérieurs à Christophe Colomb, et de mettre en rapport les personnes qui s'intéressent à ces études"
1887 Conseiller de la Municipalité de Turin
1887-1894 "Documenti di storia perugina" et "Cronache della città di Perugia"
1891-1894 Président de la Société d'Archéologie de Turin
Membre, associé, correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
Il meurt à Turin le 15 septembre 1894, ayant gardé des contacts étroits avec Perugia.
RECHERCHES COMPLéMENTAIRES
Marco Novarino, Secrétaire Général de la Fondation pour la Crémation :
[Ariodante] "...adhère à la Carboneria, aux Giovine Italia, et à la Franc-Maçonnerie..."
La Carboneria :
Sous la houlette de l'Empire Austro-Hongrois, le Congrès de Vienne de 1815 s'attache, pour ne pas mettre en danger, voire à bas les trônes en place, à diviser pour régner, découpant l'Italie en fonction des enjeux et intérêts des seules monarchies, sans la moindre attention aux populations. L'Empire Autrichien possède le Trentin et l'Istrie, occupe la Lombardie et la Vénétie tandis que le reste de l'Italie est sous son hégémonie par de nombreux et étroits liens militaires et dynastiques : les Duchés de Parme, de Modène, le Grand-Duché de Toscane. Le Royaume de Naples et l'état Pontifical ont conclu des traités d'alliance militaire avec Vienne.
L'opposition devant entrer en clandestinité, des sectes et sociétés secrètes pullulent propageant les idéaux libéraux et participant donc du "Risorgimento" (le Sursaut), comme la Carboneria dont le but est d'abattre l'absolutisme monarchique et conquérir des libertés politiques par le biais d'une constitution. Un carbonaro est, au sens propre, un fabricant de charbon de bois des montagnes forestières d'Italie du Sud. Pendant l'occupation française du Royaume de Naples, de 1806 à 1815, de nombreux irréguliers les rejoignent pour y être en sécurité et mener leur combat contre la domination étrangère.
Elle naît en 1806 en tant qu'organisation politique, rassemblant de grands noms, comme Giuseppe Garibaldi le père de la nation italienne. De rituel similaire, elle n'est pas un essaimage de la Franc-Maçonnerie.
Au Royaume de Naples, vers 1810, des officiers français de l'armée de Murat se détachent de "la Massoneria" pour créer une autre association secrète, "la Carboneria". Se répandant très rapidement dans le reste de l'Italie, en France et Espagne, elle est la principale cause d'inquiétude des gouvernements jusqu'en 1830. Ces membres, officiers, aristocrates, intellectuels, bourgeoisie libérale, devant respecter la plus haute discrétion, utilisent les noms et expressions typiques des travailleurs des mines de charbon, d'où le nom de "charbonnerie".
Cette société, à la structure fortement hiérarchisée et cloisonnée par son caractère clandestin, aux buts éminemment démocratiques, qui ne sépare pas l'égalité des fortunes de la liberté politique, comporte 9 grades sous la direction d'un petit nombre d'initiés prenant soin, pour raisons de sécurité, de demeurer inconnus, d'où l'usage courant de pseudonymes, écriture cryptée, messages et plans confiés à des émissaires. Entre eux, les carbonari s'appelaient "Bons Cousins" ou "Bons Amis".
Elle se développe principalement dans le Mezzogiorno, où elle est la première tentative d'organisation politique rassemblant intellectuels, étudiants, bourgeoisie du commerce, professions libérales, militaires dont le but est l'unification et l'indépendance de la Nation italienne.
La population de Montelupone, près d'Ancona (Marche), participe aux conspirations de l'après Congrès de Vienne et en constitue l'un des premiers foyers ; au palais Emiliani, des citoyens provenant de la région et de la Romagne préparent avec enthousiasme les premières émeutes révolutionnaires de l'Italie du Risorgimento (1816-1817).
Les carbonari sont libéraux modérés, constitutionnalistes et légalistes. Mais les militaires exercent très rapidement une influence dominante, et la transforment : pour eux, le recours à la violence, aux armes, aux coups de force est une voie naturelle d'action.
Durant l'été 1820, à Naples, encouragés par la révolution en Espagne, les carbonari se soulèvent pour réclamer une constitution. Bien que cette première révolte se solde par un échec, c'est à partir de cette date que la Carboneria s'étend à toute l'Italie.
Mais elle disparaît après les répressions féroces des milieux libéraux, carbonari et fédérés de Lombardie-Vénétie d'octobre 1820, contre la rébellion de la garnison militaire d'Alessandria au Piémont de mars 21, et l'insurrection de Bologne de 31.
Giovine Italia :
Né à Gênes, d'une famille de patriotes francophiles, Giuseppe Mazzini (1805-1872), patriote et révolutionnaire italien, étudie la philosophie et le droit, obtient sa licence en 1827 et entre au barreau. Dès cette époque, il affirme que "la patrie d'un Italien n'est ni Rome, ni Florence ou Milan, mais l'Italie tout entière", et pour faire triompher ses idées unitaires, il adhère à la Carboneria, se fait ardent propagandiste des idées révolutionnaires et démocratiques et crée de nouvelles loges, comme à Livourne en 1830.
Poursuivi pour son activité de carbonaro, arrêté et emprisonné, libéré en février 31, il s'exile en Suisse, puis en France à Marseille, où il écrit une lettre publiée par de nombreux journaux, adressée au roi Charles-Albert de Piémont-Sardaigne, l'enjoignant à prendre la tête du mouvement national italien. Sa demande n'aboutissant pas, il fonde en juillet le journal et le mouvement Giovine Italia, qui compte bientôt des sections dans de nombreuses villes italiennes. Déterminé à chasser les Autrichiens d'Italie, pour réaliser l'unité politique de la péninsule et installer la République, il se fait le promoteur de l'action révolutionnaire, estimant que l'Italie peut s'unifier seule, sans aide étrangère, à condition que l'inertie de la population soit vaincue. Il rédige de nombreux ouvrages politiques, fait du couple "pensée et action" son slogan, réfléchit au concept de l'État, communauté morale qui doit guider les actes pour améliorer l'humanité, l'amener sur la voie du progrès et du bonheur, unie par des droits et devoirs communs. C'est la mission de la "Troisième Rome" qui doit succéder à la Rome Impériale et à la Rome Pontificale.
1837, il s'exile à Londres, et demande au pape Pie IX de prendre la tête d'un mouvement émancipateur (8 septembre 1847).
Nouvel exil londonien. Revenu en Italie en 1859, il tente encore de s'opposer à la proclamation du Royaume d'Italie en 61, au profit de Victor-Emmanuel II, revendiquant toujours la République. Il vit alors dans la clandestinité, sous un faux nom, est impliqué dans des soulèvements, emprisonné. À sa libération, il s'installe à Pise où il meurt.
Sa vie durant, Giuseppe Mazzini a contribué à former des révolutionnaires, des patriotes qui ont lutté pour l'unité du Pays. Il a laissé le souvenir d'un homme intègre, ascétique, dévoué corps et âme à la réalisation de son projet unitaire et républicain.
Son héritier, le Parti Républicain Italien, ne triomphe qu'en 1946, et édifie à Rome, face au Palatin, un monument national à la gloire de ce héros dont les valeurs et la droiture morale ont influencé en profondeur une partie de la classe politique italienne.
"...Membre de l'Accademia dei Lincei en 1876 et della Crusca en 77..."
Accademia dei Lincei :
Fondée à Rome en 1603 pour l'étude des sciences naturelles, mathématiques et philosophie, elle disparaît à la mort de son fondateur en 1630 puis se reforme à Rimini en 1745, avant d'être réintronisée à Rome sous le nom de "Nuovi Lincei". Elle prend le nom d'Académie Pontificale en 1847, se scinde en 70 en Académies Pontificale et Royale, se fond, sous Mussolini, dans l'Académie d'Italie, et redevient autonome en 1944.
Accademia della Crusca :
Fondée en 1582, à Florence, par cinq membres de l'Académie Florentine, elle se donne pour objectif la purification du toscan "en séparant la farine du son" (crusca), qui s'impose comme modèle et devient la langue littéraire de la Renaissance italienne.
Le terme risorgimento, résurrection, né d'un mouvement spirituel et idéologique du XVIIIe siècle aux idéaux de dignité et de liberté, désigne le demi-siècle de luttes qui permirent aux Italiens de s'affranchir des tutelles étrangères et d'accomplir l'unification du pays. Commencée en 1821 sous l'impulsion de l'homme d'action Giuseppe Garibaldi, et du théoricien de la révolution Giuseppe Mazzini, elle s'achève en 1870.
En voici les grandes dates :
- 1820 : révoltes napolitaines et de la "carboneria", société secrète issue de la Franc-Maçonnerie, qui s'organise dans les états pontificaux.
- 1831-1843 : unification du gouvernement des provinces unies, début des insurrections contre le pape en Romagne et dans les Marches. En 1831, Giuseppe Mazzini fonde l'association "Giovane Italia" .
- 1848 : première guerre d'indépendance, un échec.
- 1849 : Vittorio Emanuele II monte sur le trône du Piémont, des troupes françaises écrasent la République de Rome.
- 1859 : deuxième guerre d'indépendance (batailles de Magenta et Solferino) et véritable succès. Union du Piémont avec la Lombardie, annexion de l'Italie du Sud, des duchés de Parme, Modène et Toscane, de la ville de Bologne, des régions de la Romagne et des Marches.
- 1860 : Garibaldi et les Mille (volontaires embarqués à Quarto près de Gênes) s'emparent du royaume des Deux-Siciles, marchent sur Naples, conquérant pour Vittorio Emanuele la moitié de son royaume.
- 17 mars 1861 : proclamation du royaume d'Italie. Turin en devient la capitale.
- 1866 : troisième guerre d'indépendance. Annexion de la Vénétie au détriment des Autrichiens.
- XX settembre 1870 : conquête de Rome par les Royalistes. Elle devient capitale du jeune état d'Italie. Pie IX, prisonnier du Vatican, proclame l'infaillibilité papale.
Ainsi nait le principe de "nationalité" qui, pour les libéraux, signifit liberté et souveraineté populaire, pour les conservateurs, fidélité à la tradition et à l'ordre social, pour d'autres, communauté de langue, culture, sang et patrie.
Comte Camillo di Cavour (1810-1861), inventeur du terme Risorgimento, fin diplomate et premier ministre du Piémont, assura la couronne d'Italie à la famille de Savoie.
COURRIELS ET LETTRE D'ITALIE
Musée Archéologique
Nous n'avons rien. Vous pouvez faire des recherches à Perugia. La Direction du Musée Archéologique
Conseil Communal
Monsieur Fabretti, des recherches approfondies que nous avons exécutées il résulte qu'aucun microfilm de l'état civil est lié à Ariodante Fabretti ou à ses fils. Les registres et procès-verbaux du Conseil Communal ne nous aident en rien dans cette circonstance. Le Dictionnaire biographique des italiens ne donne aucune indication sur sa famille, ne cite ni sa femme ni la date de son mariage qui eu lieu à Perugia en 1844. Une monographie-biographie de l'Académie Royale des Sciences de Turin d'Ermanno Ferrero indique par contre : "En 1844 il épousa sa concitadine Filomena Ferretti née en 1820, qui ne lui donna ni dot ni fils, mais le trésor d'un esprit affectionné et courageux". Evidente conclusion qu'Ariodante Fabretti n'est pas votre trisaïeul (AAGP). Nous sommes à votre disposition pour d'ultérieurs approfondissements.
Nous vous saluons cordialement. Le Secrétariat du Président du Conseil Communal
Académie des Sciences
Monsieur Fabretti, l'Académie ne conserve pas de document inhérent à Ariodante Fabretti, il n'y en a pas de son activité car il était Président. Je vous conseille de vous tourner vers la Fondation Ariodante Fabretti.
Cordiaux saluts, Elena Borgi Directrice www.accademiadellescienze.it
Société pour la Crémation
Oubli : Monsieur Fabretti, je vous prie de m'excuser pour le retard avec lequel je réponds à votre lettre. Cela me fait plaisir de savoir qu'il y a des héritiers d'Ariodante Fabretti qui s'intéressent à sa vie. En plus d'être le Secrétaire Général de la Fondation (nommée Fabretti en tant que premier Président de la Société pour la Crémation de Turin) je fais des recherches historiques et me suis intéressé à votre illustre aïeul, comme Maçon, partisan de la crémation et philanthrope. Dans deux semaines environ l'Université de Turin éditera un livre pour le 600ème anniversaire de sa fondation, contenant de brèves biographies des plus illustres professeurs de l'Université dont mon travail sur Fabretti. Je vous le transmets car je crois qu'il vous sera utile pour vos recherches. Je reste à votre disposition pour d'autres informations.
Je vous envoie mes plus cordiaux saluts. Marco Novarino
"Ariodante FABRETTI naît à Perugia le 1er octobre 1816. Il entreprend des études classiques, s'oriente vite sur l'histoire locale et l'archéologie, rencontre l'estime et la sympathie de l'illustre archéologue Giovanni Battista Vermiglioli et du spécialiste en langue grecque Antonio Mezzanotte qui donnent à ses études une ligne plus rigoureuse, pendant que le réveil politique mûri en Ombrie après 1831 marque ses recherches historiques d'une connotation patriotique qui avec le temps devient prééminente. Sous l'impulsion de sa famille, il s'inscrit en 1839 à la Faculté de Médecine de l'Université de Bologne où il obtient le baccalauréat en 40 et la licence de médecine vétérinaire en 41. Guidé par Vermiglioli il approfondit sa formation archéologique, devient en 1842 Vice-bibliothécaire communal et en 46 son suppléant à la chaire d'Archéologie, dont il est Titulaire en 48. Il adhère à la Carboneria, aux Giovine Italia, et à la Franc-Maçonnerie. Après la fuite de Pi IX de Rome en janvier 1849, élu à l'Assemblée Constituée Romaine qui le nomme Secrétaire, il signe l'acte décrétant la décadence du pouvoir temporel. Suite à la chute de la République, il émigre à Florence, puis à Turin en 1850, où il est nommé Assistant du Musée d'Antiquité en 58 suite à la publication d'une colossale compilation qui, en partant des étrusques, recense tous les monuments ayant des inscriptions dans des langues italiques. Se sentant "très inutile comme cent autres" il organise un comité de secours mutuel pour l'assistance des exilés nécessiteux, qui concède des subventions, devient centre de réunion et d'échanges culturels en se dotant d'un siège, une cantine, une bibliothèque et un service médical. Mettant temporairement de côté l'activité politique, il s'affilie à la Loge Dante Alighieri dont il est longtemps un Maître vénérable, devenant très vite le point de référence indiscuté de toute la Franc-Maçonnerie turinoise. En 1860 il obtient la Chaire d'Archéologie de l'Université et l'Académie des Sciences l'accueille. Il en devient Président de 83 à 86, Vice-président de 86 à 91 et Directeur de la classe des Sciences Morales de 92 à sa mort. Membre de l'Accademia dei Lincei en 1876 et della Crusca en 77, il obtient les charges de Directeur de l'École Supérieure de la Faculté des Lettres et de Philosophie de l'Université de 80 à 83, de Directeur du Musée d'Antiquité, et du Musée Egyptien qui deviennent ses engagements principaux et lui donnent l'opportunité de mettre en avant de nombreuses recherches. Il est élu Député pour la XIIIème législature (1876-80), Conseiller Communal en 87 et Sénateur du Royaume en 89. En 1883 il est un des fondateurs de la Societé pour la Crémation dont il devient le premier Président. Il meurt le 15 septembre 1894 dans sa villa de Monteu da Po, est incinéré à Turin, et ses cendres envoyées à Perugia, sa ville natale à laquelle par testament il donne sa bibliothèque de 4 500 volumes et ses papiers."
Grand Orient d'Italie
M. Fabretti, j'ai reçu votre demande. Auriez-vous l'amabilité de me communiquer votre adresse postale ?
Merci et cordiaux saluts. Dr. Vittorio Gnocchini Directeur des Archives Historiques du Grand Orient d'Italie (GOI)
Fax 065818096 email : gransegreteria@grandeoriente.it www.grandeoriente.it
Mairie de Monteu da Po
Objet : demande d'informations
Après recherche, nous vous communiquons que dans les registres des actes de décès de cette commune n'est pas présent le signore FABRETTI Ariodante, et qu'en ce qui concerne les autres informations demandées, elles ne se sont pas à disposition.
Restant disponible pour envoyer les informations qui pourraient émerger de recherches ultérieures,
je vous présente mes salutations distinguées. Le Maire, Laura Gastaldo

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