Le SAINT SUAIRE de TURIN
Cette pièce de lin tissée en chevrons de 4 m x 1m10, d'un poids moyen de 23 mg/cm2, porte l'empreinte en négatif d'un cadavre humain d'1m82 torturé comme le prouvent le sang humain et le sérum coulant de blessures dues à un traumatisme grave et répété : traces de sang sur les poignets, barbe, front ; pommette droite et front tuméfiés, nez écorché, lèvre et joue enflées ; flagellation, crucifixion, clous, hémorragies. La partie droite du thorax présente entre les cinquième et sixième côtes la blessure d'un fer de lance romaine.
Dénudée, la victime, les poignets attachés au-dessus de la tête qui porte, exemple unique dans l'Histoire, une couronne d'épines posée avant la condamnation, provoquant l'hémorragie de la veine frontale, est flagellée 120 fois par 2 exécutants avec un flagrum constitué de 2 billes de plomb de 12 mm de diamètre reliées par une barrette de quelques cm.
Le nom de Nazareth n'existait pas mais Notzrot, celui d'une secte politico-religieuse dont les membres étaient des Nazaroi, au singulier Nazir : "prince, ceint d'une couronne".
Après la flagellation, on fait porter par le condamné, son épaisse tunique de laine remise, le patibulum (partie horizontale de la croix), alors que le staticulum ou stipes (partie verticale) est installé, calé dans un petit puits en ciment.
Simon de Cyrène, paysan, est contraint de le porter, pour aider Jésus, tombé sur le genou gauche et la face, à rester vivant jusqu'au Golgotha, lieu du supplice, colline pierreuse hors des murs nord de Jérusalem, où il est allongé dos sur le patibulum ; 2 clous de charpentier de 1 cm de coté sur 14-15 de long sont enfoncés dans les poignets, puis la poutre est encastrée dans le logement du stipes, les pieds, le gauche tordu sur le droit, fixés d'un seul clou ; aucune trace de cordes.
Tête tombant sur la poitrine, menton touchant le sternum, épaules déboîtées, bras étirés, tension artérielle chutant de 130 à 70, rythme cardiaque grimpant de 70 à 145, c'est l'asphyxie, thorax dilaté, grande perte de sang refluant au cerveau et défaillance du coeur. Jésus, le corps atrocement désarticulé, luttant pour respirer, suffoquant, inondé de sueur, reste conscient et parle. La mort advient subitement par arrêt cardiaque : "il lança un cri et expira". Un coup de lance est porté entre les cinquième et sixième côtes de la partie droite du thorax, transperçant le coeur, pour achever ou vérifier le décès.
Joseph d'Arymathie, membre du Sanhédrin (Cour Suprême juive composée de 70 juges), a demandé le corps, offert son propre tombeau dans un jardin d'oliviers et de palmiers sur la pente ouest du Golgotha, acheté le drap, et Nicodème apporté le natrum d'Egypte pour une momification rapide. Suivant le rituel hébraïque strict, ils posent le drap dans la niche, y déposent le Christ, replient le drap et couvrent d'aromates, aloes et myrrhe, pour empêcher la putréfaction.
Traces d'écritures autour du visage "Jésus Nazaréen" sur l'envers du tissu et sceaux d'authentification sur les liens.
A proximité, une citerne avec de lourdes planches et des clous anciens : les restes de la Croix.
Il n'y a pas d'empreinte au verso du linceul.
Elle n'est ni dessin, peinture, décalque, impression à chaud, intensification de la couleur, substance colorée, mais est due à la décomposition accélérée du lin, l'usure des fibrilles développée au fil des ans (environ 50 ans) au contact de la sueur par décomposition de la cellulose.
Le poids moyen de l'échantillon pour la datation au carbone 14 (Tucson, Oxford, Zurich) est de 43 mg/cm2 : l'analyse a été faite sur un prélèvement de restauration (raccommodage) !
La reconstitution expérimentale prouve que la datation avancée est fausse.
CHRONOLOGIE
70 Révolte des Juifs que Titus réduit en esclavage : c'est la diaspora. Mise à sac.
Importance historique depuis le 1er siècle après la crucifixion.
135 Seconde révolte : Hadrien détruit tous les monuments, comble la vallée, enfouissant le Golgotha et le Sépulcre.
212 L'empreinte acheiropoïete, arrivée entre 66 et 170, est cachée à Edesse, en Turquie.
325 Constantin démolit le temple d'Hadrien, creuse la colline pour remettre au jour le Sépulcre vide, fait traduire du Syriaque et conserver de très anciens documents d'Edesse sur le Suaire.
560 Redécouverte du linceul à Edesse.
942-944 La ville est prise par les Arabes, puis par Constantinople qui négocie la relique.
Les traces d'un premier incendie prouvent qu'elle était conservée à Constantinople en 1150, 300 ans avant l'âge attribué par le carbone 14.
1151 La voient un abbé islandais, puis
1171 le Roi de Jérusalem, et
1204 un croisé lors de la mise à sac de la ville par la 4e croisade.
1300 Réapparition dans une famille française du Suaire, confié à Athènes aux Templiers, et parvenu à Marseille par Saint Jean d'Acre et Chypre. Lors du procès, ils furent accusés d'adorer un "visage barbu".
1349 Exposition dans la collégiale de Lirey.
1532 Second incendie : traces d'eau, de feu, et trous sur le Suaire dans son coffret de bois, argent, étain.
28 mai 1898 Secondo Pia en prend la première photo.
Les brûlures en forme de L prouvent que le Suaire de Constantinople est le Saint Suaire de Turin.
Les 59 espèces de pollens prélevés attestent sa présence et son passage à Jérusalem, près du Jourdain et de la Mer Morte, à Edesse (II-Xe siècles), Constantinople, au Piémont et à Chambéry.
16 août Fête du Saint Suaire.
(d'après Contre enquête sur le Saint Suaire de maria Grazia Siliato)

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